Oui, mais là, il faut que je me calme ! pensa Bernard, et toujours dans ses pensées il se dit :
« Tout compte fait. Il ne pleut pas. La Bugatti ronronne bien. Pourquoi ne pas affirmer que la vie est belle ! ----- - Premièrement réfléchir.
Où ai-je pu ranger ces papiers ?
L’hôtelier me les a rendus lorsque je me suis proposé de le payer (gratuit, quel bol dans un tel décor, même si j ‘ai du dormir par terre). Lorsque je suis ressorti de l’hôtel j’avais mes papiers à la main et, j’ai pris autre chose sur le comptoir… Houai, j’ai trouvé c’était ma trousse de toilette. Donc ma trousse où est-elle ? Mince sous ma valise ».
Ne vous impatientez pas Monsieur, je vais vous les trouver. Dit Bernard.
- deuxièmement : Agir
Il ouvre le coffre et après quelques manipulations il sort sa valise, et oui la trousse est au fond du coffre (dans ce petit recoin où habituellement il ne peut rien glisser) mais c'est vrai que sous la trousse il y a son stock de.. de barrettes de fameuses barrettes mêmes, mais le gendarme par bonheur n’est pas en mesure de les voir.
Enfin il peut présenter ses papiers. Le gendarme semble ravi… il les consulte puis les tend à Bernard.
Par quelle route est-il préférable de passer pour éviter d’autres contrôles, et pour aller à Berk ! Demande Bernard. (Et Bernard de penser, quelle audace j’ai ! )
Le gendarme répond : Le mieux je pense c’est de prendre Beauvais puis après Abbeville, par autoroute ou par les Nationales si vous voulez profiter de la campagne. Puis il salua, et dit « merci et au revoir Madame, Monsieur ».
Un coup de démarreur et le moteur ronronna, Bernard inspira …expira puis béat souri a Lili.. La Bugatti M 68 rouge-utopie démarra. Bernard décidé à oublier tous ces incidents commença à siffler sa chanson favorite
Accompagné par Lili qui chantait à tue tête : « c’est une belle chanson, c ‘est une belle romance.. »
Nous avons raison ! Dit tout à coup Bernard, ce ne sont pas ni ces trois voleurs, ni la maréchaussée qui va nous empécher de savourer ce voyage ! C’est O.K. Lili ?
Au fait dit Lili sur les gendarmes et la maréchaussée il y a une chanson, vous connaissez !
Faut pas y penser Lili ! Surtout pas ! Le mieux c’est de se faire oublier.
O. K. Bernard, fonçons vers Berck, fonçons vers mon cher Amédé !
Et les voilà sur la route de Beauvais, coudes sur les portières, cheveux aux vents.
Et l’asphalte se déroulait sous les pneus de cette belle Bugatti M68 rouge- utopie.
La traversée de Beauvais fut très difficile, Bernard se trompa de route plusieurs fois, et Lili trouvait que l’odeur des gaz d'échappement de ces voitures était insupportable. Lili décida qu’il n’y aurait pas de halte à Beauvais, « nous sommes beaucoup trop en retard » dit-elle.
Donc « roule ma poule ».
Après plusieurs kilomètres alors que Bernard croyait Lili endormie. Tout à coup elle cria :
Stop ! Stop c’est ici, c est ici que nous allons manger !
Au milieu de la route ? Dit Bernard.
Mais non mon petit tu ne lis pas les panneaux publicitaires ! Tourne à droite au prochain carrefour.
Je t’ai tutoyé, mais tu pourrais être mon fils, mon petit- fils plutôt.
Tu dis rien Bernard, tu es fâché, tu préfère que l’on reste sur le vous ?
Mais oui si tu veux dit Bernard, mais il pensait vivement que je la pose à Berk ! Autrement, dans l’avenir elle restera collée à mes basques, et même lorsque Amédé sera auprès d’elle je serai peut être « invité » pour tous les Week end ou les R.T.T..
Lili souriait, heureuse,
Au détour de la route, le restaurant on peut le dire « creva l’écran », un truc de rêve du genre romantique, Lamartine et tout et tout. Un lac, des cygnes, des roseaux, un embarcadère avec des petites barques, et une grande maison avec du lierre.
La note va être salée dit Bernard. Lili fit un signe de la main et dit, qu’importe, sa voie était rêveuse. Pour sur elle n’était plus avec Bernard.
Le repas fut parfait. Gâteau de chapon avec mousse de foie de volaille et sauce aux écrevisses pour Lili, Bernard opta pour un magret de Canard aux pommes caramélisées sauce pommeau. Lili pourtant n’avait plus le sourire.
Lilie toujours dans ces rêves, proposa : j’aimerai faire un tour en barque !
Quoi ! Dit Bernard, dans Beauvais j’étais trop lent, et maintenant au lieu de filer rejoindre Amédé tu veux faire un tour en barque ! Que ce passe t ‘il !
Au bord des larmes Lili implora, « je veux faire un tour en barque ! »
Et les voilà tous les deux sur le lac, Bernard avec les rames, Lili qui marmotte tout bas.
Alors raconte dit Bernard ! « C’était encore une de tes histoires, Amédé n’existe pas ? »
Mais dit Lili : « si . Il existe ! Mais. mais ….
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