lundi 13 juillet 2009

Histoire n°2

Chapitre 1 Brigitte

La dame d’un certain âge qui lisait France Soir dans un coin du compartiment est une dame comme toutes les dames d’un certain âge à l’exception toutefois qu’elle porte des chaussures d’homme…

Je ne l’avais pourtant pas remarquée à son entrée. Il faut dire que j’étais absorbé dans mes réflexions au sujet des deux jours qui avaient précédé mon départ en train qui s’était décidé dans l’urgence vitale de partir très vite !!!

Tout avait commencé le mardi soir. Après une dure journée de travail, seul dans mon laboratoire, j’avais éprouvé le besoin de voir du monde et donc je m’étais arrêté au « Café des Gônes », boire une bonne bière.

L’ambiance de ce bistrot de quartier me plaisait. Au fond de la salle, il y avait toujours un petit groupe de vieux qui tapaient le carton, et accoudés au comptoir, se retrouvaient toujours les mêmes habitués, à savoir des hommes qui avaient terminé leur labeur et d’autres qui, apparemment, ne travaillaient jamais et passaient leurs journées au bar à siroter des verres d’alcool pour oublier peut-être une vie qui ne leur convenait pas ou plus ! Tous ces hommes se connaissaient plus ou moins et s’interpellaient ou se « charriaient » à longueur de temps dans une ambiance bon enfant….

Pourtant ce soir là, à mon entrée, je notais immédiatement que l’ambiance était différente…
Josef, le patron, était bien toujours derrière son bar à essuyer les verres qu’il venait de rincer. Les assoiffés et grandes gueules habituels étaient bien là et les vieux tenaient leurs cartes en main, mais… mais… mais … C’était le silence qui était inhabituel : un silence lourd et intrigant ! Même mon « Bonsoir tout le monde ! » ne reçut pas l’accueil attendu !

Etonné, je scrutai la salle et remarquai que deux hommes en costumes sombres et chics étaient attablés à coté de la fenêtre. Tout le monde les regardait à la dérobée et eux ne regardaient personne … Ils avaient toutefois jeté un oeil dans ma direction à mon entrée mais s’étaient vite détournés de ma personne. Ils ne se parlaient pas, par contre ils semblaient sur le qui-vive et absorbés par la rue.

Le plus grand des deux, blond aux cheveux ras, était très raide sur sa chaise et avait sa grosse main posée sur un épais porte document. Quant à l’autre, brun aux cheveux très courts, avec un teint livide et des yeux d’un vert intense, il dégageait une froide sensation de reptile aux aguets…

Je m’approchai du bar et commandai une Leffe brune et bien fraîche et allai m’asseoir prés des joueurs de cartes. Je tâchai de m’enquérir du déroulement de la partie mais les vieux, ce soir, décidément n’étaient pas bavards. Je me coulai donc dans le silence environnant !

Tout à coup, les deux hommes s’agitèrent sur leurs chaises, se levèrent brusquement repoussant violemment leurs chaises, s’emparèrent du porte document et sortirent précipitamment du café en direction d’une jeune femme qui venait de descendre d’une Mini Cooper.


Chapitre 2 Nicole


L’effet fut immédiat, ce fut comme si une main invisible, appuya sur la touche « play » d’une télécommande. Dès que la porte fut refermée, la musique habituelle des conversations des rires et de la chaleur humaine se propagea dans le bistrot qui retrouvait sa douce et réconfortante respiration.
Les intrus étaient partis
Mais je n étais plus là, à mon tour, je ne pouvais détacher mon regard de la scène qui se déroulait à l’extérieur.
En quelques secondes les deux hommes avaient rejoint la conductrice, il n’y eu aucun mot aucun geste de violence, mais en les apercevant la demoiselle se figea, tout d’abord, telle une statue de sel puis se transforma en automate pour les suivre, le regard vide mais empli d’une détresse infinie qui me bouleversa.
Ils firent quelques pas avant de s’engouffrer dans un imposant véhicule noir immatriculé en Suisse.
Sans réfléchir je notais le numéro de la plaque. Ce qui me fit sourire malgré mon cœur serré, petit garçon, j’avais toujours rêvé de devenir Grand Policier.
Quand ils disparurent, mon regard se posa sur la mini Cooper abandonné sur le trottoir.
Je voyais nettement que la porte avant était ouverte. Je fis signe à Joseph que je revenais et sorti précipitamment du bar. .
La voiture blanche ressemblait à un petit bijou dans cette rue triste et grise, je fis quelques contentions pour réussir à introduire mon grand corps un peu rouillé dans un si minuscule espace. Mon odorat fut conquis par l’odeur de l’habitacle. Rose jasmin et citron…fraicheur douceur, légèrement acidulée.
Sur le siège du passager mon regard s’arrêta sur une enveloppe blanche entre ouverte.
Je l’ouvris complètement fébrilement, et en lisant le message, je sus que ma vie allait prendre une nouvelle tournure.

« Au secours…Qui que vous soyez, si vous lisez ce message je vous implore de m’aider, vous trouverez dans la boite à gants un portable et un billet de train pour Lausanne. Prenez-les et attendez que je prenne contact avec vous. Qui que vous soyez, je vous en prie ne m’abandonnez pas et surtout ne prévenez pas la police, les conséquences seraient terribles. Lili-Rose »

Un peu sonné je retournais dans mon refuge favori et commandait une nouvelle Leffe. J’avais pris soin de récupérer les clefs abandonné sur le contact et de fermer le carrosse de la princesse en danger.
Je mis le portable dans la poche intérieure de ma veste, juste au niveau de mon cœur.
Je n’avais plus qu’à attendre un signe, nous étions mardi 13 juillet ,au laboratoire tout était en règle ,nous avions enfin terminé de mettre au point le précieux vaccin contre le nouveau fléau de la grippe H28N470.Je pouvais sans aucun problème m’absenter quelques jours au cas où le téléphone lancerait des signaux de détresse.
Du haut de mes 37 ans, je me sentais un peu plus vivant que d’habitude, la bière glacée faisait des chatouilles à mon gosier.
Soudain je me mis à penser au coffre de la voiture, je n’avais pas eu l’idée de l’ouvrir.
Je réglais mes consommations et ressortis comme attiré par un aimant très fébrile…
En ouvrant le coffre je faillis vomir toutes les bières brunes de ma vie.
Un corps d’homme est enroulé dans des vieux sacs Ikéa. Juste la tête dépassée, comme si on avait le laisser respirer. Mais il était tellement mort qu’il avait déjà la rigidité d’une statue.
Un petit mot était épinglé sur le sac. « Voilà ce que nous ferons de tous les autres si tu ne nous suis pas. A demain où tu sais quand tu sais »

Chapitre 3 Brigitte





J’avais l’impression de me retrouver dans un de ces livres que j’affectionne, où Stephen King écrit des histoires sanglantes et très mystérieuses . Sauf que dans le cas présent, je n’étais pas tranquillement dans un fauteuil en train de lire ! La réalité de ce que je voyais me sonna…

A quoi avais-je assisté ? Quelle satanée idée j’avais eu de m’approcher de cette voiture, de lire la lettre et surtout d’y retourner et d’ouvrir ce maudit coffre !!! Qui était ce type aux yeux grands ouverts qui y était ensaché ? Qu’avait-il bien pu faire ou plutôt dans quel sale coup fourré s’était-il plongé pour se retrouver dans cet endroit, plus mort que mort ! Et surtout qu’est ce que cette jeune femme avait à voir avec ce cauchemar ?

Je devais avoir l’air hagard et désemparé devant ce coffre ouvert car quelques hommes du bar vinrent me retrouver.
- NOM DE DIEU ! s’exclama le grand colosse barbu ,qui ne buvait que des Ricard, à la vue du spectacle
Et il se retourna juste à temps pour vomir sans éclabousser personne …
Josef partit comme une flèche vers son bar pour, j’en déduisais, téléphoner à Police Secours .
Plein de pudeur pour l’encoffré, un des joueurs de cartes referma le coffre sur la vision sanglante. Les spectateurs bien involontaires de la scène firent un cercle silencieux autour de la Mini, rendant ainsi un dernier hommage à la victime, et empêchant par conséquent toute autre approche de curieux potentiels .

Moi, je pensai au mot et au portable que ma demoiselle désespérée avait laissé et décidai déjà par avance de ne rien dévoiler de ma trouvaille aux policiers qui n’allaient pas manquer de débarquer. Après tout il en allait de la vie d’une femme et au vu de la macabre découverte personne n’avait l’air de plaisanter dans ce scénario !

Tout à coup, mon regard fût attiré par un couple qui se tenait au coin de la rue et qui semblait terrifié et désorienté par notre attroupement. C’était deux personnes d’un âge certain, me paraissait-il. L’homme semblait vouloir s’approcher de nous et la femme le retenait par le bras. Ils venaient juste d’arriver et n’étaient pas du quartier j’en étais certain !!!
Mû par un espèce d’instinct, je me dirigeai vers eux, quand dans un concert de klaxons impérieux, trois voitures de police déboulèrent du carrefour.

A ma grande surprise, mes deux vieillards tournèrent les talons et partirent très vite en direction de la Rue des Trois Abbés. Je leur emboîtai le pas en les interpellant :
- HEP ! VOUS ! ATTENDEZ !
Leur réaction me confirma qu’eux aussi étaient, d’une façon ou d’une autre, une partie de cette histoire macabre et étrange. Ils se mirent à courir et je peux vous assurer que leur course n’avait rien de celle de vieillards….
J’allai les suivre quand un grand policier m’arrêta et me dit :
- VEUILLEZ VENIR AVEC MOI MONSIEUR ET M’EXPLIQUER VOTRE DECOUVERTE. NOUS VOULONS VOUS ENTENDRE …

3 quelques mots:

  1. Alors voilà,ce que j'essayais de vous expliquer,plus concrètement:

    Brigitte a écrit le premier chapitre. Et Nicole Paréo doit écrire le deuxième. Et tout cela sera consigné dans l'histoire officielle.

    Mais comme moi, j'ai bien aimé la première partie de Brigitte,j'ai voulu essayé de continuer...

    peut-être quelqu'un voudra prendre la suite ou pas... et dans ce cas là ,cette histoire s'arrètera là.

    C'est plus claire ?

    Nicole

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  2. Hello Nicole, ta suite m'a bien plu et j'en prends une fois le relais par plaisir ! Qui sait où cela va nous mener!
    A bientôt !
    Brigitte

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  3. l'interogatoir fut bref en deux phrases la situation fut expliquée ""comment je fait pour ecrire la suite
    bernard

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