<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1852952482385819587</id><updated>2011-07-07T22:49:55.717+02:00</updated><title type='text'>Atelier Ecriture Couleur Café.</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>La famille du Greffe</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SX2kBUuRURI/AAAAAAAACoI/1cTd0qDI1PM/S220/DSCF1727_modifi%C3%A9-1.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>15</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1852952482385819587.post-7241112100016923357</id><published>2009-10-30T12:15:00.001+01:00</published><updated>2009-10-30T12:29:02.528+01:00</updated><title type='text'>"Bière acide et vodka"</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SurN8-YGmNI/AAAAAAAADcU/bvzjIVEFknc/s1600-h/St+Sauveur.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 299px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SurN8-YGmNI/AAAAAAAADcU/bvzjIVEFknc/s400/St+Sauveur.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398353550776899794" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La dame d’un certain âge qui lisait France Soir dans un coin du compartiment est une dame comme toutes les dames d’un certain âge à l’exception toutefois qu’elle porte des chaussures d’homme…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne l’avais pourtant pas remarquée à son entrée. Il faut dire que j’étais absorbé dans mes ré-flexions au sujet des deux jours qui avaient précédé mon départ en train.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout avait commencé le mardi soir. Après une dure journée de travail, seul dans mon laboratoire, j’avais éprouvé le besoin de voir du monde et donc je m’étais arrêté au Café des Gones pour boire une bonne bière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ambiance de ce bistrot de quartier me plaisait. Au fond de la salle, il y avait toujours un petit groupe de vieux qui tapaient le carton ; et, accoudés au comptoir, se retrouvaient toujours les mê-mes habitués, à savoir des hommes qui avaient terminé leur labeur et d’autres qui, apparemment, ne travaillaient jamais et passaient leurs journées au bar à siroter des verres d’alcool, pour oublier peut-être une vie qui ne leur convenait pas ou plus ! Tous ces hommes se connaissaient assez bien et s’interpellaient ou se charriaient à longueur de temps dans une ambiance bon enfant….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, ce soir-là, à mon entrée, je notai immédiatement que l’ambiance était différente…&lt;br /&gt;Josef, le patron, était bien toujours derrière son bar à essuyer les verres qu’il venait de rincer. Les assoiffés et grandes gueules habituels étaient bien présents et les vieux tenaient leurs cartes en main, mais… mais… mais … C’était le silence qui était inhabituel : un silence lourd et intrigant ! Même mon « Bonsoir tout le monde ! » ne reçut pas l’accueil attendu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etonné, je scrutai la salle et remarquai que deux hommes en costumes sombres et chics étaient atta-blés à côté de la fenêtre. Tout le monde les regardait à la dérobée et eux ne regardaient personne. Ils avaient toutefois jeté un oeil dans ma direction à mon entrée mais s’étaient vite détournés de ma personne. Ils ne se parlaient pas ; par contre, ils semblaient sur le qui-vive et absorbés par la rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus grand des deux, blond aux cheveux ras, était très raide sur sa chaise et avait sa grosse main posée sur un épais porte-documents. Quant à l’autre, brun aux cheveux très courts, avec un teint li-vide et des yeux d’un vert intense, il s’en dégageait une froide sensation de reptile aux aguets…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’approchai du bar et commandai une Leffe brune et bien fraîche, puis allai m’asseoir près des joueurs de cartes. Je tâchai de m’enquérir du déroulement de la partie mais les vieux, ce soir, déci-dément n’étaient pas bavards. Je me coulai donc dans le silence environnant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout à coup, les deux hommes s’agitèrent sur leurs chaises, se levèrent avec brusquerie, repoussant violemment leurs chaises, s’emparèrent du porte-documents et sortirent précipitamment du café en direction d’une jeune femme qui venait de descendre d’une Mini Cooper.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Très élégante elle semblait sortir d’une maison de haute couture et arborait de somptueux bijoux. Cela surprit les consommateurs du café, qui, il faut le dire, ne côtoyaient que les habitués du coin, en général des hommes, certes de tous âges, mais des hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demandais ce qu’elle pouvait bien venir faire ici. Elle n’eut pas le temps de poser les deux pieds par terre, sur le trottoir, que déjà les deux acolytes s’étaient précipités à sa rencontre, la pre-nant chacun par un bras et l’emmenant à l’abri des regards indiscrets. Après un moment de stupeur, je me décidai enfin à me lever pour essayer de comprendre ce qui se passait. &lt;br /&gt;Avait-elle besoin d’aide ? En m’approchant, je vis qu’elle était en grande discussion. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que pouvaient-ils se dire ? Elle faisait de grands gestes saccadés et paraissait nerveuse, et eux, me-naçants, la  toisaient. Il faisait sombre, et je n’aurais pas été étonné de voir une arme pointée sur la jeune femme. Les consommateurs restés muets et sans bouger dans le café me demandèrent ce qui se tramait à l’extérieur. J’étais bien en peine de le leur dire, puisque moi-même je ne comprenais rien ! La seule chose évidente c’était que cela me semblait plus que louche, complètement fou. Au bout d’un temps qui me parut très, très long, l’un des deux hommes bizarres se retourna et me vit en train de les observer. Il s’approcha de moi, pendant que l’autre personnage empoignait le porte-documents et la jeune femme, en lui intimant de monter prestement avec lui. Elle avait l’air triste ; et le regard qu’elle me lança, avant de s’installer dans sa Mini, me glaça le sang. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je compris vite que si je restais là, moi aussi j’aurais des problèmes, de gros problèmes, vu leur air profondément antipathique. Je reculai doucement, mais sûrement, tout en regardant la scène. Les clients du café comprirent qu’il se passait quelque chose de franchement pas normal et comme un seul homme baissèrent la tête, du style on n’a rien vu, on n’a rien entendu . D’un seul coup, je pris encore plus conscience du danger et je fis un demi-tour, courant vers la sortie des artistes . Lors de ma fuite , personne ne bougea, ce qui me surprit ; mais, je dois l’avouer, cela facilita ma retraite. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine sorti et après quelques pas accélérés, j’entendis derrière moi l’homme qui me poursuivait se mettre à courir lui aussi. Mon sixième sens me disait qu’il fallait que je détale sans demander mon reste. Ma vie était en danger : mais je ne savais pas pourquoi, je n’en avais pas la moindre idée ! Heureusement, je connaissais le quartier et ses alentours, ce qui me permit de le semer sans trop de mal. Une fois certain que personne ne me suivait, rassuré, je repris tranquillement mon souffle et ma démarche, si on peut dire normale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle fut  ma surprise au détour d’une rue près du parc ! Le véhicule... Personne à l’intérieur ni au-tour. Quelque chose que je ne saurais expliquer me disait qu’il fallait faire attention ou, mieux, prendre la poudre d’escampette. Mais malgré l’avertissement et la peur que je venais de ressentir quelques minutes auparavant, je ne pus m’empêcher d’avancer prudemment, c’est sûr, mais inévita-blement vers les ennuis ;  c’était plus fort que moi, presque viscéral. Il fallait que je sache de quoi il s’agissait. &lt;br /&gt;Et là, derrière le bosquet à l’abri des regards, une scène se déroulait, une scène complètement sur-réaliste…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;L’homme, celui qui ne s’était pas lancé à ma poursuite, était agenouillé sur le sol et s’occupait à le tapoter du plat de la main. Que s’était-il donc produit ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En entrant dans le parc, il avait dû aviser les buissons derrière lesquels il souhaitait entraîner la jeune femme avec qui il voulait avoir une discussion plutôt musclée. Malheureusement, au détour d’un cornouiller des îles Barilla, il ne vit que trop tard la branche maîtresse d’un cèdre centenaire qui s’étalait, horizontale, en travers du chemin. Dès le contact, son appendice nasal explosa en deux avens carmin parfaitement symétriques. Le choc fut si lourd qu’il se libéra d’abord d’un cri retentis-sant, qu’il en perdit ensuite ses Ray Ban aux verres fumés et que ses yeux exorbités par la douleur lâchèrent enfin à la pelouse à tondre ses lentilles de vue.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il était genoux à terre et tentait de retrouver le contact salvateur des petits cercles cristallins :&lt;br /&gt;-« P…,où sont-elles donc ? » s’écria-t-il, quelque peu agacé par la loufoquerie du moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’urgence, pour lui, étant de sortir le plus rapidement possible du brouillard qui l’enserrait, il en oubliait la souffrance et poursuivait méthodiquement son exploration tactile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plantée derrière lui, silencieuse, la créature ouvrit lentement son sac à main, en retira un magnifique Browning calibre 22 à crosse de bois ciselée sur lequel elle vissa nonchalamment un silencieux de taille respectable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sol, Costume de Tweed poursuivait obstinément sa quête…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudain, le bruit d’un tire-bouchon parvenu à l’extase de sa raison d’être traversa l’atmosphère. Il y eut un froissement de feuilles, un feulement de tissu et, par le goulot de son oreille droite, l’homme se mit à déverser son nectar de quarante ans d’âge à la pelouse étonnée. Elle ne semblait d’ailleurs pas apprécier plus que ça, étant donné qu’elle avait besoin d’un temps certain pour absorber le breuvage. Le quidam, quant à lui, s’était désintéressé à jamais de cet excès de matérialisme qui l’avait poussé à relâcher légèrement une vigilance qu’il portait pourtant en lui comme une seconde nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune femme avait rengainé son joujou, réajusté les bijoux qui s’étalaient sur sa poitrine ; après un demi-tour sur les cailloux, elle avait ramassé le porte-documents et s’apprêtait à rejoindre son véhicule lorsqu’elle m’aperçut. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- « Il me semble que vous en savez désormais beaucoup trop, lâcha-t-elle sur un ton laconique. Il va donc falloir que vous m’accompagniez ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’un geste de tête, elle m’indiqua son sac à main entrouvert où je pus admirer la longueur toute fé-minine de son index prêt à presser la gâchette. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-« Vous allez me précéder de quelques pas, poursuivit-elle, et vous vous installerez au volant. Je vous donnerai ensuite l’itinéraire. Pas d’objection ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; J’indiquai d’un aller-retour du visage que tout était pour le moins mal dans le moins mauvais des mondes et je m’avançai, d’un pas mesuré, vers sa voiture. Je déliai chacun de mes mouvements afin de ne pas être cueilli par une deuxième bouteille que l’on ouvre. Lorsque je parvins à environ un mètre de la Mini Cooper, la femme glissa les clés dans ma paume droite et me demanda d’attendre qu’elle ait rejoint la portière . Elle m’enjoignit alors d’actionner la serrure et nous entrâmes de concert dans le véhicule. Sans attendre, nous démarrâmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m’attendait pour cette virée incongrue n’était pas pour me déplaire. Moi qui en avais vu des macchabées de toutes sortes, de tous poils, j’oserais dire, et surtout de toutes natures, des Noirs à la Jackson, des Jaunes tatoués là où on n’aurait même jamais pu imaginer, des Blancs au bronzage Marcel ou à la cycliste, eh bien, je me sentais dans mon pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’issue des travaux que j’effectuais dans mon labo, je devais émettre plus que des hypothèses, mieux, mes vérités, sur les cadavres qui m’étaient rapportés en pièces disjointes ou détachées ou même manquantes… Il en fallait de la perspicacité et du sang-froid (sans jeu de mots) pour résister et, en un sens, apprécier cette activité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Chaque jour, donc, j’étais en relation avec la Crim’ et ses services réunis, ainsi que les bureaux de recherches anthropométriques, photographiques et la presse en général, friande des faits divers dans les moindres détails. Qu’allait-il advenir de cet homme qui s’était liquéfié sur le gazon ? Un de mes futurs clients ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, ce n’était vraiment pas le moment d’y penser. Mais c’était ainsi : il m’avait toujours été dit que je m’occupais trop des affaires des autres ; j’aurais pu tout bêtement être comme les joueurs de cartes ou les assoiffés du zinc. Non ! J’avais posé mes yeux où il ne le fallait pas, comme me le serinait mon père chaque jour au bout du fil, du fond de sa maison de retraités richissimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La conduite automobile n’avait jamais été mon fort ; tout ce que j’avais utilisé comme engins, c’étaient les chars de l’armée, notamment ceux du camp de La Valbonne où les gradés s’évertuaient à nous exercer dans cette discipline. Charles, le plus hargneux, nous gratifiait d’une kyrielle d’attaques et de contre-attaques à simuler sur fond de cailloux, de rochers ou de mares mal assé-chées à franchir coûte que coûte. La Mini Cooper, quant à elle, me livrait un habitacle exigu vu les rondeurs de mes formes. Et ma colocataire semblait incertaine et maladroite bien que déterminée dans ce lieu qui n’était pas celui qu’elle affectionnait. Du coin de l’œil, je la surveillais… mais je savais pertinemment qu’elle ne m’aurait jamais tiré dessus de peur de s’asperger ! Il faut dire à son encontre que c’était un joli brin de fille, une de celles que j’aurais pu mater avec plaisir les trop ra-res fois où je prenais le temps de siffler une bière rue de la Poulaillerie ou dans les rues avoisinan-tes,  peut-être d’ailleurs une prostituée d’un genre nouveau, des pays de l’Est, pourquoi pas… En d’autres circonstances, j’aurais bien fait causette, et plus si affinités !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma conduite, donc, était des plus incertaines et j’en étais gêné car ma voisine me paraissait bien contrariée ; à plusieurs reprises, elle m’enjoignit de respecter le levier de vitesses et la pédale d’embrayage avec plus de calme ; mais l’arme pointée dans mes bourrelets me rendait quelque peu nerveux et encore plus malhabile. J’avais beau essayer de me montrer plus souple, la voiture ne ré-pondait pas correctement. Par l’axe Nord Sud et une artère principale rythmés aux feux tricolores, la voiture se fraya un chemin rapide vers les hôpitaux, puis je dus me garer entre deux camionnettes aux peintures psychédéliques sur un parking passablement délabré. Peu de mots furent échangés du-rant le parcours qui dura un gros quart d’heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je notai l’odeur de sa peau que je sus immédiatement inhabituelle. Mon nez ne me trompait que ra-rement. Cette femme avait dû être en contact prolongé avec un centre pénitentiaire bien connu, celui de Saint-Paul, dont le salpêtre omniprésent laissait une trace indélébile. Qu’est-ce qui l’y avait ame-née ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le porte-documents à ses pieds était-il un enjeu de taille, celui de sa vie ?…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reconnus les lieux. Nous étions devant l’ancien hôpital psychiatrique. Il était inoccupé depuis une dizaine d’années, en attente de rénovation pour on ne sait quel projet. Il avait fait office de squat,  ou d’aires de jeux et de refuge pour des bandes d’ados désirant s’isoler. Mais ces derniers mois, nulle âme ne le fréquentait. C’était une zone déserte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma belle et inquiétante passagère m’invita à descendre, son canon toujours pointé vers moi. Que pouvais-je faire, sinon obéir ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous entrâmes dans le hall, les serrures ne fonctionnant plus depuis fort longtemps, et elle me guida au sous-sol sans l’ombre d’une hésitation. Elle semblait connaître parfaitement les lieux. Nous nous trouvâmes devant un interminable couloir avec de très nombreuses portes de chaque côté, toutes pourvues d’un fenestron grillagé et d’un verrou qui n’avait rien à envier à ceux des geôles de la Bastille. Nous entrâmes dans une de ces pièces. Elle était blanche, sans fenêtre, exiguë, avec pour tout mobilier une chaise et une table d’opération munie de quatre sangles : deux à une extrémité et deux au milieu. Mon angoisse décupla. Pourquoi cette femme m’emmenait-elle ici ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’allait-elle faire de moi ? A quoi avait pu servir cette table ? Certainement pas à opérer ! Peut-être à immobiliser d’anciens malades trop récalcitrants ? Des sueurs froides m’envahirent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m’ordonna de m’asseoir sur la table et se posa sur la chaise. Elle alluma une cigarette et le si-lence s’installa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne dura que quelques minutes, ma curiosité prenant le pas sur ma peur. Au plus j’en savais, au plus ma vie serait en danger ; mais cela ne m’arrêtait pas. Je voulais comprendre qui elle était et pourquoi elle avait éliminé cet homme sans l’ombre d’une hésitation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A contrario de ce que j’aurais pu penser, elle répondit à toutes mes questions. Elle s’appelait Elisa-beth Sanchez. Elle avait trente-quatre ans et était de nationalité française. Elle m’apprit - quelle sur-prise ! - qu’elle travaillait au Ministère de l’Intérieur. Avais-je affaire à un agent secret ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Effectivement. Mais en parallèle, elle appartenait à un groupuscule dont la mission était de faire face aux anomalies et incompétences de la justice. De trop nombreux trafiquants, criminels de tou-tes sortes s’offrant les services d’avocats véreux, échappaient à ses mailles. De par son activité pro-fessionnelle, elle détenait un rôle important au sein de sa cellule. Il lui était arrivé de nombreuses fois d’infiltrer les milieux du banditisme aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des prisons. Voilà l’explication pour son odeur ! Et le porte-documents, que contenait-il ? Des listes d’avocats, de mal-frats qui devraient rendre des comptes au groupe….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etaient-ils des illuminés qui se prenaient pour des justiciers ou des fonctionnaires obéissant à des ordres ? Et puis … Pourquoi m’informait-elle de tout cela ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais, bien entendu, en hibernation dans un coin de mon cerveau, la réponse à la question. Ré-ponse qui me ramenait dix bonnes années en arrière. A cette époque, mes études de médecine, au lieu de me conduire au poste de légiste que j’occupais tranquillement aujourd’hui après un retour dans la légitimité, m’avaient entraîné sur des sentiers très rémunérateurs, mais particulièrement dangereux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous un nom d’emprunt, j’avais mis mon savoir au service d’une organisation russe mafieuse dont l’activité, entre autres, était le trafic de dons d’organes entre les pays de l’Est et les pays dits riches. J’avais décroché en 1995.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cerveau d’Elisabeth Sanchez, véritable ordinateur photographique, avait rapidement remis un nom sur mon visage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle décida de jouer cartes sur table et ne me laissa pas vraiment le choix de refuser. Il faut dire aus-si qu’un atout jouait en ma faveur : je parlais le russe couramment !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son pedigree était impressionnant. Agent très spécial 004, elle officiait pour le compte d’Interpol de Champagne au Mont d’Or et était chargée de démanteler les réseaux opérant entre la Russie, la France et l’Afrique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;L’homme qu’elle avait tranquillement abattu était Boris avec qui j’avais travaillé dans mon autre vie mais qui, de toute évidence, s’était fait refaire le portrait, ce qui expliquait que je ne l’avais pas reconnu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le hasard, pour elle, avait bien fait les choses ; pour moi, c’était une autre question. Une fois de plus, mon incorrigible curiosité me jouait un sale tour. Je n’avais pas vraiment le choix : soit elle dénonçait mon passé et je n’avais plus qu’à aller pointer au chômage, soit je lui donnais un sérieux coup de main et, l’opération terminée, je retrouvais mon job à l’institut médico-légal.&lt;br /&gt;Il ne me restait plus qu’à me faire porter pâle pour un certain temps. Me faire mettre en arrêt de tra-vail ne posait bien sûr aucun problème à mon interlocutrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma mission était pour elle, on ne peut plus simple : infiltrer le réseau de Boris dont les têtes pensan-tes étaient à St-Petersbourg et transmettre mes informations à « agent 004 » pour aider Interpol au démantèlement du réseau mafieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, un inconnu me fixa un rendez-vous à l’Olympique Bar. Devant un tablier de sapeur, il me remit un billet pour un départ le soir-même à destination de St-Pétersbourg, un téléphone sa-tellite, un code secret  « anneau d’or ». Dorénavant, j’étais Andréï Tchékof., né le 24 septembre 1960, domicilié à Moscou avec sur mon vrai faux passeport un post-it avec un n° de tél.0852 40 31 38 et un prénom : Natacha.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les choses étaient allées très vite. Vers minuit, je remettais les pieds sur le sol russe avec l’impression de m’être bien fait avoir. Méconnaissable, la ville avait fait peau neuve suite au tricen-tenaire et j’avais bien du mal à retrouver dans les façades colorées celle de mes aventures passées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’hôtel Youri Gagarine, lui aussi, avait été relooké. Malgré un lit super size, je n’arrivais pas à trouver le sommeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès la première heure, j’utilisai mon téléphone personnel pour appeler Natacha.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- « Allo ?  dit une voix féminine.&lt;br /&gt;- Natacha ?&lt;br /&gt;- Moi-même…&lt;br /&gt;- Ici, André Tchékof, l’ami de Boris. J’ai besoin de vous rencontrer le plus rapidement possible pour discuter de notre projet de balade dans l’anneau d’or .&lt;br /&gt;- Ah ! Oui, bien sûr ….. Où êtes-vous ? Je vous envoie mon garde du corps ?&lt;br /&gt;- Rendez-vous devant le 23, de la perspective Nevski.&lt;br /&gt;- Il y sera d’ici un quart d’heure. Cela vous convient-il ?&lt;br /&gt;- Pas de problème ! J’y serai. Il me reconnaîtra à ma cravate rouge ornée d’un pin’s de l’Olympique Lyonnais ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je vis arriver une Volga. Une brute épaisse en descendit, m’ouvrit la portière arrière sans un mot et démarra dans un crissement de pneus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après dix minutes de trajet dans un silence lourd, nous arrivâmes dans le quartier huppé de l’Hermitage… Le long de la Néva la vie devait sembler douce aux possesseurs d’un compte en ban-que bien placé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La pièce était dans la pénombre. Je pris place dans un fauteuil dont les accoudoirs figuraient deux kalachnikovs. Ambiance garantie…&lt;br /&gt;Plus tard, la porte s’ouvrit sur une sublime blonde, le type même de la femme russe nouvelle géné-ration, un peu bling bling ; les bijoux qu’elle portait devaient facilement représenter une année de mon salaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- « Bonjour ! Vous êtes donc un ami de Boris. Vous allez peut-être pouvoir nous donner de ses nouvelles. Il y a plus d’une semaine qu’il ne s’est pas manifesté et nous n’arrivons pas à le joindre.&lt;br /&gt;- C’est la raison de ma présence ici. Boris est pour l’instant grillé en France ; son téléphone est sur écoute, il n’est pas question qu’il bouge. Il serait très rapidement localisé et descendu. Nous avons longtemps travaillé ensemble, entre autres sur la mission  les portes du soleil. Il m’a demandé de prendre le relais et de superviser la livraison d’armes vers le Zaïre, prévue la semaine prochaine.&lt;br /&gt;- Vous semblez bien informé. Je vais vous présenter Toussaint ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle décrocha son I-Phone dernière génération. Peu de temps s’écoula. Un énorme Noir entra dans la pièce et nous nous jetâmes dans les bras l’un de l’autre. Je venais de retrouver Paul Matzigamé, alias Toussaint qui, je le savais par Elisabeth agent 004, était un agent infiltré au service d’Interpol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A mon avis, la tournure des évènements faisait que ça commençait à sentir mauvais pour l’organisation russe. Ceci dit, plus vite ce serait fini, mieux je me sentirais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- « Je vois que vous vous connaissez. ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos retrouvailles ne parurent pas troubler Natacha. En effet, ce n’était pas étonnant dans ce micro-cosme un peu particulier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous lui donnâmes quelques explications plus ou moins vaseuses sur nos rapports antérieurs et l’affaire sembla entendue. Nous allions opérer ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’affaire se gâta un peu lorsqu’elle me dit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- « Pour ta part, je voudrais que tu entres en contact demain, dans le train qui va à Novgorod, avec la « big chef » de la mission…&lt;br /&gt;- Comment vais-je la reconnaître ?&lt;br /&gt;- Pas de problème, si je te dis que dans ton compartiment, il y aura une dame d’âge respectable, qui ne lit que les journaux français et a un penchant pour les chaussures masculines. N’oublie pas d’arborer  ta cravate rouge et ton pin’s de l’O.L. ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je restai là, complètement abasourdi ; je ne pensais pas continuer seul. Prendre le train pour Novgo-rod ! Je ne savais même pas où c'était…  Retrouver une « big chef », très peu pour moi. ! Mon seul rêve serait de retourner dans mon troquet savourer ma bière favorite. Mais je n'avais plus le choix.&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;Je rentrai dans mon hôtel, le billet de train à la main et parlant tout seul. &lt;br /&gt;Je donnai des consignes pour me faire réveiller tôt avec du café noir. Et je décidai de tuer le temps au bar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, à l’heure dite, on sonna à ma porte. Ma tête pesait cent kilos !&lt;br /&gt;Un taxi attendait : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « A la gare, s il vous plaît ! Et vite ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne compris qu'après que mon chauffeur parlait le français !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une galère ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non ! Rien de particulier ni d’inquiétant ! Popof était français par sa mère lyonnaise et tchétchène par son père ; il vivait entre les deux pays et était un fan terriblement bavard de l’OL. Il fallait que je calme la parano galopante qui embrumait mon cerveau épuisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le train était déjà en gare, j’achetai un sandwich poulet-caviar et une canette de vodka à l’herbe de bison, puis je grimpai dans le wagon indiqué.&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;J’étais comme un somnambule qui se regardait au bord d’un précipice une nuit de tempête…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dame d’un certain âge qui lisait France Soir dans un coin du compartiment avec aux pieds des chaussures d’homme était donc là, même si je ne l’avais pas tout de suite remarquée. Elle était si grignette et discrète que les regards qui la croisaient ne pouvaient pas imprimer sa présence immé-diatement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas ainsi que j’imaginais la « big boss » ! Elle aurait plus eu sa place dans un casting de grand-mère fragile que l’on emmène le dimanche avec tendresse au restaurant, pour lui faire oublier la tristesse de sa sinistre maison de retraite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est que quand elle enleva ses lunettes et que nos regards se croisèrent, qu’elle me fit compren-dre qu’elle savait qui j’étais, que je ne devais rien manifester et qu’au moment venu, je saurais quoi faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était comme si elle avait mis un micro dans ma tête ; elle me parlait et je l’entendais, sans qu’aucun son ne sorte de sa bouche. C’était encore plus effrayant que tout ce que je venais de vivre.&lt;br /&gt;Je m’assis en face d’elle et essayai de respirer avec le ventre comme pendant mes séances de yoga du jeudi soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle lisait.&lt;br /&gt;Je ne pouvais plus entendre ce qu’elle ne me disait pas !&lt;br /&gt;Et puis, ce fut le noir complet…&lt;br /&gt;Un tunnel…&lt;br /&gt;Très long.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lampe du wagon ne s’alluma pas et je sentis un papier atterrir dans ma main avec une douceur de plume.&lt;br /&gt;Je le mis dans ma poche et attendis la lumière.&lt;br /&gt;Quand elle revint, la « big Boss » était dans une drôle de posture, son nez piquait vers le dessous de la banquette comme si elle avait perdu quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec les autres passagers, nous échangions des regards étonnés, avant qu’elle ne s’écroule la tête la première sur mes pieds.&lt;br /&gt;Le médecin que j’étais vit tout de suite qu’elle était morte, irrémédiablement. Je tentai même un ra-pide diagnostic : crise cardiaque massive ou rupture d’anévrisme, mais je n’eus pas le temps d’approfondir le sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arriva ce qui arrive à chaque fois qu’il y a un décès dans un train…agitation, voire panique et confusion totale… J’en profitai habilement pour récupérer sa mallette rouge, et dès que le train s’arrêta, je me faufilai dans la foule compacte du quai, léger comme un homme qui déteste le den-tiste et qui apprend que celui-ci est exceptionnellement absent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au centre-ville, je m’assis sur un banc et avant toute chose me mis à dévorer mon sandwich accom-pagné de gorgées revigorantes de vodka.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; En cherchant un mouchoir dans ma poche pour essuyer quelques grains noirs tombés sur ma jambe, je retrouvai le papier que l’on avait mis dans ma main ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'eus pas le temps de le déplier. Le froid du revolver vint se poser sur ma nuque.&lt;br /&gt;Je sentais la détermination du porteur du flingue ; un frisson parcourut ma colonne vertébrale, une voix rauque m'ordonna de me lever. La peur me tétanisait. Le canon se fit pressant, mes jambes se déplièrent lentement, mais mon corps ne répondait plus à mon cerveau … Mécaniquement, je suivis les instruction données. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les rues de Novgorod étaient vides et un soleil blanc renforçait la sensation de froid. Nous entrâmes dans une vieille usine où les courants d'air accentuaient l' ambiance glaciale. Une odeur d'acide chlorhydrique émanait de cuves gigantesques, seuls vestiges du grand atelier. Au fond un petit bu-reau était allumé. La chaleur insoutenable me fit perdre connaissance. Quand je repris mes esprits, l'agent très spécial 004 me fixait. Je remarquai, accroché sur un mur, un planisphère avec une ving-taine de petits drapeaux rouges aux quatre coins du monde. Sur la France, un drapeau était placé aux environs de Valence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- «  Bien joué ! Votre naïveté nous a permis de récupérer la mallette…&lt;br /&gt;- Qui êtes-vous vraiment ? » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ne me répondit pas ; mais à son sourire, je compris qu'elle n'était pas celle qu'elle avait préten-du être ! Elle s’adressa dans une langue inconnue aux deux hommes qui l'accompagnaient et ouvrit la mallette contenant les plans d'une centrale nucléaire . Avec un sourire de satisfaction, elle rem-plaça le petit drapeau blanc de Valence par un rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- « Pour la gloire d'Allah ! Tout va sauter grâce à toi !&lt;br /&gt;- Ce ne sont que des plans….&lt;br /&gt;- Les plans, on s'en fout. Les explosifs sont déjà tous en place ! »&lt;br /&gt;Et, du fond de la mallette, elle sortit un petit boîtier.&lt;br /&gt;- « Une pression sur le bouton, et boum ! » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une vingtaine d’autres boîtiers attendaient. Mon sang se glaça. C'était moi qui avais fait aboutir leur abominable projet. Et la mort me regardait. Lequel des deux hommes allait me descendre ? Pour l'instant, ils savouraient l'aboutissement de leur complot et rêvaient des mille vierges qui les atten-draient après leur mort. La mallette aux boîtiers était posée sur la table à portée de main, la porte du bureau grande ouverte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne réfléchis pas, je me précipite sur la mallette qui est plus lourde que je le pensais. Les deux hommes sont surpris. 004 réagit instantanément, je sens son souffle qui se rapproche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brusquement, je me retourne et lui lance la valise dans les côtes ; Elisabeth titube. Je redouble mon coup encore plus violemment sur la tête. Son crâne éclate. Je reprends ma course. Le premier coup de feu retentit. La balle siffle à mes oreilles et s’écrase sur le mur. La cuve n'est plus qu'à quelques mètres. Un nouveau coup de feu claque. Mon bras me fait mal. La balle l'a traversé. Le sang ne gi-cle pas. La douleur me taraude. Il faut tenir. La cuve est là, à deux pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un dernier effort je lance la mallette, j'entends le bouillonnement de l’acide qui dévore les boî-tiers machiavéliques. Le sang gicle de mon bras. Je plonge derrière la cuve. Le troisième coup m’atteint entre les deux omoplates.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tombe. Mes yeux s'embuent. Je tombe, je......&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1852952482385819587-7241112100016923357?l=ecriturecouleurcafe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/feeds/7241112100016923357/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2009/10/biere-acide-et-vodka.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/7241112100016923357'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/7241112100016923357'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2009/10/biere-acide-et-vodka.html' title='&quot;Bière acide et vodka&quot;'/><author><name>La famille du Greffe</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SX2kBUuRURI/AAAAAAAACoI/1cTd0qDI1PM/S220/DSCF1727_modifi%C3%A9-1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SurN8-YGmNI/AAAAAAAADcU/bvzjIVEFknc/s72-c/St+Sauveur.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1852952482385819587.post-3208846013083193024</id><published>2009-07-21T00:04:00.012+02:00</published><updated>2009-10-21T10:28:23.412+02:00</updated><title type='text'>Histoire  officielle</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SlpeLIwBULI/AAAAAAAACyQ/3EdTU87u8tg/s1600-h/2711270923_46419c5f1d.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 268px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SlpeLIwBULI/AAAAAAAACyQ/3EdTU87u8tg/s400/2711270923_46419c5f1d.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5357698252131094706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;CHAPITRE 1 Brigitte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    La dame d’un certain âge qui lisait France Soir dans un coin du compartiment est une dame comme toutes les dames d’un certain âge à l’exception toutefois qu’elle porte des chaussures d’homme…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Je ne l’avais pourtant pas remarquée à son entrée. Il faut dire que j’étais absorbé dans mes réflexions au sujet des deux jours qui avaient précédé mon départ en train qui s’était décidé dans l’urgence vitale de partir très vite !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Tout avait commencé le mardi soir. Après une dure journée de travail, seul dans mon laboratoire, j’avais éprouvé le besoin de voir du monde et donc je m’étais arrêté au « Café des Gônes », boire une bonne bière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    L’ambiance de ce bistrot de quartier me plaisait. Au fond de la salle, il y avait toujours un petit groupe de vieux qui tapaient le carton, et accoudés au comptoir, se retrouvaient toujours les mêmes habitués, à savoir des hommes qui avaient terminé leur labeur et d’autres qui, apparemment, ne travaillaient jamais et passaient leurs journées au bar à siroter des verres d’alcool pour oublier peut-être une vie qui ne leur convenait pas ou plus ! Tous ces hommes se connaissaient  plus ou moins et s’interpellaient ou se « charriaient » à longueur de temps dans une ambiance bon enfant…. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Pourtant ce soir là, à mon entrée, je notais immédiatement que l’ambiance était différente…&lt;br /&gt;Josef, le patron, était bien toujours derrière son bar à essuyer les verres qu’il venait de rincer. Les assoiffés et grandes gueules habituels étaient bien là  et les vieux tenaient leurs cartes en main, mais… mais… mais … C’était le silence qui était inhabituel : un silence lourd et intrigant ! Même mon « Bonsoir tout le monde ! » ne reçut pas l’accueil  attendu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Etonné, je scrutai la salle et remarquai que deux hommes en costumes sombres et chics étaient attablés à coté de la fenêtre. Tout le monde les regardait à la dérobée et eux ne regardaient personne … Ils avaient toutefois jeté un oeil dans ma direction à mon entrée mais s’étaient vite détournés de ma personne. Ils ne se parlaient pas, par contre ils semblaient sur le qui-vive et absorbés par la rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Le plus grand des deux, blond aux cheveux ras, était très raide sur sa chaise et avait sa grosse main posée sur un épais porte document. Quant à l’autre, brun aux cheveux très courts, avec un teint livide et des yeux d’un vert intense, il dégageait une froide sensation de reptile aux aguets…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Je m’approchai du bar et commandai une Leffe brune et bien fraîche  et allai m’asseoir prés des joueurs de cartes. Je tâchai de m’enquérir du déroulement de la partie mais les vieux, ce soir, décidément n’étaient pas bavards. Je me coulai donc dans le silence environnant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Tout à coup, les deux hommes s’agitèrent sur leurs chaises, se levèrent brusquement  repoussant violemment leurs chaises, s’emparèrent du porte document et sortirent précipitamment du café en direction d’une jeune femme qui venait de descendre d’une Mini Cooper.&lt;br /&gt;Brigitte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;CHAPITRE 2 Nicole Paréo&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle était très élégante et semblait sortir d’une maison de haute couture, avec de somptueux bijoux. Cela surpris les consommateurs du café, qui, il faut le dire ne côtoyaient que les habitués du coin ; ils  étaient en général des hommes, certes de tous âges, mais des hommes.&lt;br /&gt;Je me demandais ce qu’elle pouvait bien venir faire ici. Elle n’eut pas le temps de poser les deux pieds par terre, sur le trottoir, que déjà les deux hommes s’étaient précipités à sa rencontre, la prenant chacun par un bras et l’emmenant à l’abris des regards indiscrets, qui se trouvaient être au café. Après un moment de stupeur je me décidais enfin à me lever pour essayer de comprendre ce qui se passait. Avait- elle besoin d’aide ? Mais en m’approchant je vis qu’elle était en grande discussion, mouvementée. Mais que pouvaient- ils se dire ? Elle faisait de grands gestes saccadés et paraissait nerveuse (de ce que je pouvais en voir) et eux la regardaient menaçants, ne semblant pas de très bonne humeur et d’une patience débordante. Il faisait très sombre, et je n’aurais pas été étonné de voir une arme pointée sur la jeune femme. Les personnes restées sans bouger, dans le café et sans parler, commencèrent à me demander ce qui se tramait à l’extérieur. J’étais bien en peine de le leur dire, puisque moi-même je ne comprenais rien ! La seule chose qui me semblait évidente c’était que cela me semblait plus que louche, complètement fou. Au bout d’un temps qui me parut très très long, l’un des deux hommes bizarres, se retourna et me vit en train de les observer. Il commença  à venir dans ma direction, pendant que l’autre personnage, empoignait la jeune femme, et le porte document, en l’intimant de monter prestement dans sa voiture, avec lui comme passager. Elle avait l’air triste et le regard qu’elle me lança, avant de s’installer dans sa mini, me glaça le sang. Je compris vite que si je restais là moi aussi j’aurais des problèmes, des gros problèmes, vu leur air sympathique et enjoué. Je me mis donc à reculer doucement mais sûrement, tout en regardant la scène, qui se passait au dehors. Les clients du café comprirent qu’il se passait quelque chose de franchement pas normal et comme un seul homme se mirent à baisser la tête « style on n’a rien vu, on n’a rien entendu ». D’un seul coup je pris encore plus conscience du danger et je fis un demi- tour  et me mis à courir, vers la sortie « des artistes », là juste à côté des cuisines. Lors de ma « fuite », personne ne bougea, ce qui me surpris mais je dois l’avouer facilita ma retraite. A peine après être sorti et avoir fait quelques pas accélérés, j’entendis derrière moi l’homme qui me poursuivait se mettre à courir lui aussi. Mon 6ème sens me disait qu’il fallait que je détale au plus vite, sans demander mon reste. Ma vie  était en danger mais je ne savais pas pourquoi, je n’en avais pas la moindre idée ! Heureusement je connaissais le quartier et ses alentours, ce qui me permit de le semer sans trop de mal. Une fois certain que personne ne me suivait, rassuré, je repris tranquillement mon souffle et ma démarche, si on peut dire normale. Quelle ne fut pas ma surprise au détour d’une rue près du parc : la mini. Personne à l’intérieur et personne autour. Quelque chose que je ne saurais expliquer me disait qu’il fallait faire attention au mieux prendre la poudre d’escampette. Mais malgré l’avertissement et la peur que je venais de ressentir quelques minutes auparavant je ne pu m’empêcher et j’avançais  prudemment c’est sûr, mais inévitablement, vers le parc, vers les ennuis immanquablement, mais c’était plus fort que moi, presque viscéral. Il fallait que je sache de quoi il s’agissait au juste. Et là juste devant moi derrière le bosquet à l’abris des regards, une scène se déroulait, une scène complètement surréaliste…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       NICOLE R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CHAPITRE 3 Serge&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme, celui qui ne s’était pas lancé à ma poursuite, était agenouillé sur le sol et s’occupait à tapoter le sol du plat de la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que s’était-il donc produit ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En entrant dans le parc, il avait avisé le bosquet derrière lequel il souhaitait entraîner la jeune femme avec qui il voulait avoir une discussion plutôt « musclée ». Malheureusement, au détour d’un cornouiller des îles Barilla, il ne vit que trop tard la branche maîtresse d’un cèdre centenaire qui s’étalait, horizontale, en travers du chemin. Dès le contact, son appendice nasal explosa en deux avens carmins parfaitement symétriques. Le choc fut si lourd qu’il se libéra d’abord d’un cri retentissant, qu’il en perdit ensuite ses Ray Bans au verre fumé et que ses yeux exorbités par la douleur lâchèrent enfin à la pelouse à tondre ses lentilles de vue. &lt;br /&gt;Il était donc là, genoux à terre, à tapoter le sol et à tenter de retrouver le contact salvateur des petits cercles cristallins :&lt;br /&gt;- P…, où sont-elles donc ? s’écriait-il, quelque peu agacé par la loufoquerie du moment.&lt;br /&gt;L’urgence, pour lui, étant de sortir le plus rapidement possible du brouillard qui l’enserrait, il en oubliait la souffrance et poursuivait méthodiquement son exploration tactile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plantée derrière lui, silencieuse, la créature ouvrit lentement son sac à main, en extrait un magnifique Browning calibre 22 à crosse de bois ciselée sur lequel elle vissa nonchalamment un silencieux de taille respectable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sol, Costume de Tweed poursuivait obstinément sa quête…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudain, le bruit d’un tire-bouchon parvenu à l’extase de sa raison d’être traversa l’atmosphère. Il y eut un froissement de feuilles, un feulement de tissu et, par le goulot de son oreille droite, l’homme se mit à déverser son nectar de quarante ans d’âge à la pelouse étonnée. Elle ne semblait d’ailleurs pas apprécier plus que ça, étant donné qu’elle avait besoin d’un temps certain pour absorber le breuvage. Le quidam, quant à lui, n’appréciait plus du tout et s’était désintéressé à jamais de cet excès de matérialisme qui l’avait poussé à relâcher légèrement une vigilance qu’il portait pourtant en lui comme un seconde nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune femme avait rengainé son joujou, avait réajusté les bijoux qui s’étalaient sur sa poitrine, avait fait demi-tour sur le cailloux, avait ramassé le porte-documents et s’apprêtait à rejoindre son véhicule lorsqu’elle m’aperçut. &lt;br /&gt;- Il me semble que vous en savez désormais beaucoup trop, me lâcha-t-elle sur un ton laconique. Il va donc falloir que vous m’accompagniez.&lt;br /&gt;D’un geste de tête, elle m’indiqua son sac à main entrouvert où je pus admirer la longueur toute féminine de son index prêt à presser la gâchette. &lt;br /&gt;- Vous allez me précéder de quelques pas, poursuivit-elle. Nous rejoindrons mon véhicule et vous vous installerez au volant. Je vous donnerai ensuite l’itinéraire à suivre. Au moindre faux pas, vous avez dû comprendre que je n’hésiterai pas… Pas d’objection ?&lt;br /&gt;J’indiquai d’un aller-retour du visage que tout était pour le moins mal dans le moins mauvais des mondes et je m’avançai, d’un pas mesuré, vers le véhicule. Je déliais chacun de mes mouvements afin de ne pas être cueilli par une deuxième bouteille que l’on ouvre. Lorsque je parvins à environ un mètre de la Mini Cooper, elle en glissa les clés dans ma paume droite et me demanda d’attendre qu’elle ait rejoint la portière de droite. Elle m’enjoignit alors d’actionner la serrure et nous entrâmes de concert dans le véhicule. Sans attendre, nous démarrâmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CHAPITRE 4 Raymond D.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m’attendait pour cette virée incongrue n’était pas pour me déplaire. Moi qui en avais vu des macchabées de toutes sortes, de tous poils, j’oserais dire ,et surtout de toutes natures, des Noirs à la Jackson, des Jaunes tatoués là où on n’aurait même jamais pu imaginer, des Blancs au bronzage Marcel ou à la cycliste, eh bien, je me sentais dans mon pays.&lt;br /&gt;A l’issue des travaux que j’effectuais à mon labo, je devais émettre plus que des hypothèses, mieux, mes vérités, sur les cadavres qui m’étaient rapportés en pièces disjointes ou détachées ou même manquantes…Il en fallait de la perspicacité et du sang-froid(sans jeu de mots) pour résister et, en un sens, apprécier cette activité.&lt;br /&gt;Chaque jour, donc, j’étais en relation avec la Crim’ et ses services réunis, ainsi que les bureaux de recherches anthropométriques, photographiques et la presse en général, friande des faits divers dans les moindres détails. Qu’allait-il advenir de cet homme qui s’était liquéfié sur le gazon ? Un de mes futurs clients ?&lt;br /&gt;En tout cas, ce n’était vraiment pas le moment d’y penser. Mais c’était ainsi :il m’avait toujours été dit que je m’occupais trop des affaires des autres ;j’aurais pu tout bêtement être comme les joueurs de cartes ou les assoiffés du zinc. Non !J’avais posé mes yeux où il ne le fallait pas, comme me le serinait mon père chaque jour au bout du fil, du fond de sa maison de retraités richissimes.&lt;br /&gt;Ce qui était génial, c’est que ça m’avait ouvert une multitude de portes, surtout à moi qui, comme la tradition l’imposait jusqu’alors, aurais dû suivre le tronc familial : facteur d’orgues…&lt;br /&gt;La conduite automobile n’avait jamais été mon fort ;tout ce que j’avais utilisé comme engins, c’étaient les chars de l’armée, notamment ceux du camp de La Valbonne où les gradés s’évertuaient à nous exercer dans cette discipline. Charles, le plus hargneux, nous gratifiait d’une kyrielle d’attaques et de contre-attaques à simuler sur fond de cailloux, de rochers ou de mares mal asséchées à franchir coûte que coûte. La Mini Cooper, quant à elle, me livrait un habitacle exigu vu les rondeurs de mes formes. Et ma colocataire semblait incertaine et maladroite bien que déterminée dans ce lieu qui n’était pas celui qu’elle affectionnait. Du coin de l’œil, je la surveillais…mais je savais pertinemment qu’elle ne m’aurait jamais tiré dessus de peur de s’asperger ! Il faut dire à son encontre que c’était un joli brin de fille, une de celles que j’aurais pu mater avec plaisir les trop rares fois où je prenais le temps de siffler une bière rue de la Poulaillerie ou dans les rues avoisinantes, peut-être d’ailleurs une prostituée de genre nouveau, des pays de l’Est, pourquoi pas…En d’autres circonstances, j’aurais bien fait causette, et plus si affinités !&lt;br /&gt;Ma conduite, donc, était des plus incertaines et j’en étais gêné car ma voisine me paraissait bien contrariée ; à plusieurs reprises, elle m’enjoignit de respecter le levier de vitesses et la pédale d’embrayage avec plus de calme ;mais l’arme pointée, dans mes bourrelets, me rendait quelque peu nerveux et encore plus malhabile. J’avais beau essayer de me montrer plus souple, la voiture ne répondait pas correctement. Par l’axe Nord Sud et une artère principale rythmés aux feux tricolores, la voiture se fraya un chemin rapide vers les hôpitaux, puis  je dus me garer entre deux camionnettes aux peintures psychédéliques sur un parking passablement délabré. Peu de mots furent échangés durant le parcours qui dura un gros quart d’heure.&lt;br /&gt;Je notai l’odeur de sa peau que je sus immédiatement inhabituelle. Mon nez ne me trompait que rarement. Cette femme avait dû être en contact prolongé avec un centre pénitentiaire bien connu, celui de Saint-Paul, dont le salpêtre omniprésent laissait une trace indélébile. Qu’est-ce qui l’y avait amenée ?&lt;br /&gt;Le porte-documents à ses pieds était-il un enjeu de taille, celui de sa vie ?…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;CHAPITRE 5 Lorette &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reconnus les lieux. Nous étions devant l’ancien hôpital psychiatrique. Il était inoccupé depuis une dizaine d’années, en attente de rénovation pour on ne sait quel projet. Il avait fait office de squat, mais aussi d’aires de jeux et de refuge pour des bandes d’ados désirant s’isoler. Mais ces derniers mois, nulle âme ne le fréquentait. C’était une zone déserte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma belle et inquiétante  passagère m’invita à descendre, son canon toujours pointé vers moi. Que pouvais-je faire sinon obéir ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous entrâmes dans le hall, les serrures ne fonctionnant plus depuis fort longtemps, et elle nous guida au sous-sol sans l’ombre d’une hésitation. Elle semblait connaître parfaitement bien les lieux. Nous nous trouvâmes devant un interminable couloir avec de très nombreuses portes de chaque côté. Chaque porte était munie d’un fenestron grillagé et d’un verrou qui n’avait rien à envier à ceux des geôles de la Bastille. Nous entrâmes dans une de ces pièces. Elle était blanche, sans fenêtre, exiguë et pour tout mobilier une chaise et une table d’opération munie de quatre sangles ; deux à une extrémité et deux au milieu. Mon angoisse décupla. Pourquoi m’emmenait-elle ici ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’allait-elle faire de moi ? A quoi avait pu servir cette table ? Certainement pas à opérer ! Peut-être à immobiliser d’anciens malades trop récalcitrants ? Des sueurs froides m’envahirent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m’ordonna de m’asseoir sur la table et elle-même s’assit sur la chaise. Elle alluma une cigarette et le silence s’installa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne dura que quelques minutes, ma curiosité prenant le dessus sur ma peur. Au plus j’en savais, au plus ma vie serait en danger mais cela ne m’arrêtait pas. Je voulais comprendre qui elle était et pourquoi elle avait  éliminé cet homme avec sang froid et sans l’ombre d’une hésitation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A contrario de ce que j’aurai pu penser, elle répondit à toutes mes questions. Elle s’appelait Elisabeth Sanchez. Elle avait trente-quatre ans et était de nationalité française. Et quelle surprise, elle m’apprit qu’elle travaillait au ministère de l’intérieur. Avais-je affaire à un agent secret ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle l’était. Mais en parallèle, elle faisait partie d’un groupuscule dont la mission était de faire face aux anomalies et incompétences de la justice. De trop nombreux trafiquants, criminels de toutes sortes s’offrant les services d’avocats véreux échappaient à ces mailles. De part son activité professionnelle, elle détenait un rôle important au sein de son groupuscule. Il lui était arrivé de nombreuses fois d’infiltrer les milieux du banditisme aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des prisons. Voilà l’explication pour son odeur. Et le porte-document que contenait-il ? Des listes d’avocats, de malfrats qui devraient rendre des comptes au groupuscule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etaient-ils des illuminés qui se prenaient pour des justiciers ou des fonctionnaires obéissant à des ordres ? Et puis … Pourquoi m’informait-elle de tout cela ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Chapitre 6 : Nicole B.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais bien entendu, en hibernation dans un coin de mon cerveau, la réponse à la question. Réponse qui me ramenait dix bonnes années en arrière. A cette époque, mes études de médecine, au lieu de me conduire au poste de légiste que j’occupais tranquillement aujourd’hui après un retour dans la légitimité, m’avaient entraîné sur des sentiers très rémunérateurs, mais très dangereux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cette époque, sous un nom d’emprunt, j’avais mis mon savoir au service d’une organisation russe mafieuse, dont l’activité entre autres était le trafic de dons d’organes entre les pays de l’est et les pays « dits riches » J’avais décroché en 1995, avant d’y laisser ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cerveau d’Elisabeth Sanchez, véritable ordinateur photographique, avait rapidement remis un nom sur mon visage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle décida de jouer carte sur table et ne me laissa pas vraiment le choix de refuser. Il faut dire aussi qu’un atout jouait en ma faveur, je parlais le russe couramment&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son pédigré était impressionnant. Agent très spécial 004, elle officiait pour le compte d’Interpol de Champagne au Mont d’Or où elle était chargée de démanteler les réseaux mafieux russes opérant entre la Russie, la France et l’Afrique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme qu’elle avait tranquillement abattu était Boris avec qui j’avais travaillé dans mon autre vie mais qui, de tout évidence, s’était fait refaire le portrait, ce qui expliquait que je ne l’avais pas reconnu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le hasard, pour elle, avait bien fait les choses, pour moi c’était une autre question. Une fois de plus mon incorrigible curiosité me jouait un sale tour. Je n’avais pas vraiment le choix, soit elle dénonçait mon passé et je n’avais plus qu’à aller pointer au chômage, soit je lui donnais un sérieux coup de main et, l’opération terminée, je retrouvais mon job à l’institut médico-légal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne me restait plus qu’à me faire porter « pâle » pour un certain temps. Me faire mettre en arrêt de travail ne posait bien sûr aucun problème à mon interlocutrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma mission était pour elle, on ne peut plus simple : Infiltrer le réseau de Boris, dont les têtes pensantes, étaient à St Pétersbourg et transmettre mes informations à « agent 004 » pour aider Interpol au démantèlement du réseau mafieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, un inconnu me fixa un rendez-vous à l’Olympique bar, route de Vienne. Devant un tablier de sapeur, il me remis mon billet pour un départ ce soir (vol Aéroflot 4273, à destination de St Pétersbourg/Pulcavo),  un téléphone satellite, un code secret : « anneau d’or » et un vrai faux passeport russe. Dorénavant je m’appelais Andréï Tchékof., né le 24 septembre 1960 à Ulk Imilsk en Sibérie et domicilié à Moscou. Sur le passeport, un post-il avec un n° de tél.0852 40 31 38 et un prénom : Natacha.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les choses étaient allées très vite. A 23 h, je remettais les pieds sur le sol russe avec l’impression de m’être bien fait avoir. St Péterbourg était méconnaissable. Suite au tricentenaire, la ville avait fait peau neuve et j’avais bien du mal à reconnaître dans les façades colorées, le St Pétersbourg de mes aventures passées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’hôtel Youri Gagarine lui aussi avait été relooké, le lit était super size, mais je j’arrivais pas, malgré tout à trouver le sommeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès la première heure j’utilisai mon tél. personnel pour appeler Natacha.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- allo&lt;br /&gt;- Natacha ?&lt;br /&gt;- Moi-même&lt;br /&gt;- Ici André Tchékov, l’ami de Boris, j’ai besoin de vous rencontrer le plus rapidement possible pour discuter de notre projet de balade dans  « l’anneau d’or » &lt;br /&gt;- Ah « l’anneau d’or » bien sûr »….. Où êtes vous, je vous envoie mon garde du corps ?&lt;br /&gt;- Rendez-vous devant le 23, de la perspective Nevski&lt;br /&gt;- Il y sera d’ici ¼ d’heure, cela vous convient-il ?&lt;br /&gt;- Pas de problème j’y serai, il me reconnaîtra à ma cravate rouge ornée d’un « pin’s » de l’olympique lyonnais&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un quart d’heure plus tard, je vis arriver une volga. Une brute épaisse en descendit, m’ouvrit la portière arrière sans un mot et démarra dans un grincement de pneus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après 10 mn de trajet dans un silence épais, nous arrivons dans le quartier huppé de l’Hermitage.. Nous longeons la Néva ; la vie ici semble douce à qui a une compte en banque bien planqué&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous entrons dans un hôtel particulier. Un vieil homme nous fait pénétrer dans un salon meublé d’éléments disparates : asiatiques, africains, associés à des antiquités russes de valeur inestimable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pièce était dans le pénombre. Je pris place dans un fauteuil dont les accoudoirs figuraient deux kalachnikovs. Ambiance garantie………..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques minutes d’attente, la porte s’ouvrit sur une sublime blonde, le type même de la femme russe nouvelle génération, un peu bling bling, mais les bijoux qu’elle portait devaient facilement représenter une année de mon salaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Bonjour.&lt;br /&gt;- Vous êtes donc un ami de Boris. Vous allez peut-être pouvoir nous donner de ces nouvelles. Il y a plus d’une semaine qu’il ne s’est pas manifesté et nous n’arrivons pas à le joindre.&lt;br /&gt;- C’est la raison de ma présence ici. Boris est pour l’instant grillé en France, son téléphone est sur écoute, il n’est pas question qu’il bouge, il serait très rapidement localisé et descendu. Nous avons longtemps travaillé ensemble, entre autres sur la mission « les portes du soleil » Il m’a demandé de prendre le relais et de superviser la livraison d’armes vers le Zaïre, prévue la semaine prochaine.&lt;br /&gt;- Vous semblez bien informé. Je vais vous présenter « Mobutu. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle décrocha son I Phone, dernière génération, et quelques minutes plus tard un immense noir entra dans la pièce et nous nous jetâmes dans les bras l’un de l’autre. Je venais de retrouver Paul Matzigamé, alias Mobutu qui, je le savais par Elisabeth agent 004, était un agent infiltré au service d’Interpol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A mon avis, le tournure des évènements faisait que ça commençait à sentir mauvais pour l’organisation russe. Ceci dit, plus vite ce serait fini, mieux je me sentirais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je vois que vous vous connaissez. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos retrouvailles ne parurent pas troubler Nathacha. En effet dans ce microcosme un peu particulier, il n’est pas rare que des agents aient déjà travaillé ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous lui donnâmes quelques explications plus ou moins vaseuses sur nos rapports antérieures et l’affaire sembla entendue. Nous allions opérer ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’affaire se gâta un peu lorsqu’elle me dit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pour ta part, je voudrai que tu entres en contact demain, dans le train qui va à Novgorod, avec la « big chef » de la mission&lt;br /&gt;- Comment vais-je la reconnaître ?&lt;br /&gt;- Pas de problème, si je te dis que dans ton compartiment il y aura une dame d’âge respectable, qui ne lit que les journaux français et a un penchant pour les chaussures masculines. Et pour ta part conserve ta cravate rouge et ton pin’s de l’O.L.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Chapitre 7 Danièle&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je restais là, complètement abasourdi, je ne pensais pas continuer seul. Prendre le train pour Novgorod, je ne savais même pas où c'était, retrouver une "big chef" très peu pour moi. Je veux retournez dans mon troquet savourer ma bière favorite . Mais zut, je n'avais plus le choix.&lt;br /&gt;Je retournais dans mon Hôtel mon billet de train à la main et parlant tout seul. &lt;br /&gt;Arrivé à l hôtel je donnais des consignes pour me faire réveiller à 6 heures avec café noir. Et je décidais de tuer le temps au bar.&lt;br /&gt;On sonna à ma porte à 6 heures le café sentait bon, mais ma tête pesait 100 kilos, &lt;br /&gt;un taxi attendais devant la porte, je sautais dedans,"bonjour" me dit on ,en bougonnant je répondis&lt;br /&gt;"à la gare s il vous plait! et vite !"&lt;br /&gt;je ne compris qu'après que mon chauffeur parlait Francais!&lt;br /&gt;Encore une galère ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Chapitre 8 Nicole S.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, rien de particulier ni d’inquiétant, Jean-Andréï-Popof était français par sa mère lyonnaise et russe tchétchène par son père, il vivait entre les deux pays et était un fan terriblement bavard de l’OL, …Il fallait que je calme la parano galopante qui embrumait mon cerveau épuisé.&lt;br /&gt;Le train était déjà en gare, j’achetais un sandwich poulet caviar et une canette de vodka à l’herbe de bison et je grimpais dans le compartiment indiqué.&lt;br /&gt;J’étais comme, un somnambule, qui se regardait déambulé au bord d’un précipice une nuit de tempête.&lt;br /&gt;La dame d’un certain âge qui lisait France Soir dans un coin du compartiment avec aux pieds des chaussures d’homme était donc là, même si je ne l’avais pas tout de suite remarquée. Elle était  si grignette et discrète que les regards qui la croisaient ne pouvaient pas imprimer sa présence immédiatement.&lt;br /&gt;Ce n’est pas ainsi que j’imaginais la « big boss » elle aurait plus eu à sa place dans un casting de grand-mère fragile que l’on emmène le dimanche avec tendresse au restaurant, pour lui faire oublier la tristesse de sa maison de retraite sinistre.&lt;br /&gt;Ce n’est que quand elle enleva ses lunettes et que nos regards se croisèrent, qu’elle me fit comprendre qu’elle savait qui j’étais, que je ne devais rien manifester et qu’au moment venu, je saurais quoi faire.&lt;br /&gt;C’était comme si elle avait mis un micro dans ma tête, elle me parlait et je l’entendais, sans qu’aucun son ne sorte de sa bouche. C’était encore plus effrayant que tout ce que je venais de vivre.&lt;br /&gt;Je m’assis en face d’elle et essayais de respirer avec le ventre comme pendant mes séances de Yoga du jeudi soir.&lt;br /&gt;Elle lisait.&lt;br /&gt;Je ne pouvais plus entendre ce qu’elle ne me disait pas !&lt;br /&gt;Et puis ce fut le noir complet.&lt;br /&gt;Un tunnel&lt;br /&gt;Très long.&lt;br /&gt;La lampe du wagon ne s’alluma pas et je sentis un papier atterrir dans ma main avec une douceur de plume.&lt;br /&gt;Je le mis dans ma poche et attendis la lumière.&lt;br /&gt;Quand elle revint, la « big Boss » était dans une drôle de posture, son nez piquait vers le dessous de la banquète comme si elle avait perdu quelque chose.&lt;br /&gt;Avec les autres passagers nous échangions des regards étonnés, avant qu’elle ne s’écroule la tête en premier sur mes pieds.&lt;br /&gt;Le médecin que j’étais, vit tout de suite qu’elle était morte, irrémédiablement. Je tentais même un rapide diagnostique :crise cardiaque massive ou rupture d’anévrisme, mais je n’eus pas le temps d’approfondir le sujet.&lt;br /&gt;Arriva ce qui arrive à chaque fois qu’il y a un décès dans un train…agitation, voir même panique et confusion totale…j’en profitais habilement pour récupérer sa mallette rouge, et dès que le train s’arrêta je me faufilais dans la foule compacte du quai, léger comme un homme qui déteste le dentiste et qui en arrivant à son cabinet, apprend que celui-ci est exceptionnellement absent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au centre  ville, je m’assis sur un banc et avant toute chose me mis à dévorer mon sandwich poulet caviar accompagné de gorgées revigorantes de vodka.&lt;br /&gt;Seulement après j’ouvris la mallette et là tous mes espoirs les plus fous se réalisèrent, tout ce que voulait savoir Elisabeth 004 était devant moi et même plus, beaucoup plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cherchant un mouchoir dans ma poche pour essuyer quelques grains noirs tombés sur ma jambe, je retrouvais le papier que l’on avait mis dans ma main  ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Chapitre 9 Bernard&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'eus pas le temps de déplier le papier .Le froid du canon du revolver vint se poser sur ma nuque.&lt;br /&gt;Je sentais la détermination du porteur du flingue, un frisson parcouru ma colonne vertébrale , une voix roque m'ordonna de me lever .La peur me tétanisait .Le canon se fit pressant ,mes jambes se déplièrent lentement , mais mon corps ne répondait plus a mon cerveau ,mécaniquement ,je suivais les instruction données. &lt;br /&gt;Les rues de Novgorod, étaient vides, un soleil blanc renforçait la sensation de froid. Nous entrâmes dans une veille usine, les courants d'air accentuaient l' ambiance glaciale ,une odeur d'acide chlorhydrique émanait de grandes cuves ,seul vestiges du grand atelier avec un drapeau de l'ex union soviétique . Au font un petit bureau était allumer .En entrant la chaleur insoutenable me fit perdre connaissance. Quand je repris mes esprits , l'agent très spécial 004,me fixait . Accroché sur un mur un planisphère sur lequel il y avait une vingtaine de petits drapeaux rouges situés aux quatre coins du monde . Sur la France le drapeau était placer au environs de Valence et ça couleur était blanche &lt;br /&gt;« bien jouer, votre naïveté nous a permis de récupérer la mallette »&lt;br /&gt;« qui êtes vous? »&lt;br /&gt;Elle ne me répondit pas , mais à son sourire je compris qu'elle n'était pas celle qu'elle avait prétendu! Elle s’adressa, dans une langue inconnue aux deux hommes qui l'accompagnaient . Elle &lt;br /&gt;ouvrit la mallette qui contenait les plants d'une central nucléaire . Avec un sourire de satisfaction Elle changea le petit drapeau blanc de Valence par un rouge&lt;br /&gt;« pour la gloire d'Allah ! Tout vas sauter grâce à toi »&lt;br /&gt;« ce ne sont que des plants »&lt;br /&gt;« les plants ou s'en fou. Les explosifs !sont déjà tous en place !»&lt;br /&gt;Et du fond de la mallette elle sortie un petit boitier &lt;br /&gt;« une pression sur le bouton et boum » &lt;br /&gt;Dans une autre mallette il y avait déjà une vingtaine d’autres boitiers. Mon sang se glaça dans mes veines c'était moi, qui avait fait aboutir leur abominable projet. Et la mort me regardait. Le quel des deux hommes allait me descendre. Pour l'instant ils savouraient l'aboutissement de leur complot et rêvaient des milles vierges qui les attendraient après leur mort. La mallette aux boitiers était posée sur la table à portée de ma main, la porte du bureau était grande ouverte . Je ne réfléchis pas je me précipite sur la mallette, elle est plus lourde que je le pensais. Les deux hommes sont surpris. 004 réagis instantanément, je sent son souffle qui se rapproche . Brusquement je me retourne et lui balance un coup de mallette dans les cotes ;elle titube je redouble mon coup encore plus violent sur la tête elle s'écroule son crane a éclate. Je reprend ma course , le premiers coup de feu retenti la balle siffle a mes oreilles et va s'écraser sur le mur. La cuve n'est plus qu'a quelque mètres le coup de feu claque mon bras me fait mal , la balle l'a traversée , le sang ne gicle pas; La douleur me taraude , il faut tenir . La cuve est là a deux pas . Dans un dernier effort je lance la mallette, j'entends le bouillonnement de l’acide chlorhydrique qui dévore les boitiers machiavéliques,. Le sang se met à gicler de mon bras je plonge derrière la cuve. Le troisième coup se place entre mes deux omoplates.&lt;br /&gt;Je tombe ,mes yeux s'embuent ,je tombe je......&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1852952482385819587-3208846013083193024?l=ecriturecouleurcafe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/feeds/3208846013083193024/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2009/07/la-vieille-dame-indigne-la-dame-dun.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/3208846013083193024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/3208846013083193024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2009/07/la-vieille-dame-indigne-la-dame-dun.html' title='Histoire  officielle'/><author><name>La famille du Greffe</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SX2kBUuRURI/AAAAAAAACoI/1cTd0qDI1PM/S220/DSCF1727_modifi%C3%A9-1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SlpeLIwBULI/AAAAAAAACyQ/3EdTU87u8tg/s72-c/2711270923_46419c5f1d.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1852952482385819587.post-5894264548748320070</id><published>2009-07-13T19:57:00.007+02:00</published><updated>2009-09-04T10:09:38.015+02:00</updated><title type='text'>Histoire n°2</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Chapitre 1  Brigitte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dame d’un certain âge qui lisait France Soir dans un coin du compartiment est une dame comme toutes les dames d’un certain âge à l’exception toutefois qu’elle porte des chaussures d’homme…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Je ne l’avais pourtant pas remarquée à son entrée. Il faut dire que j’étais absorbé dans mes réflexions au sujet des deux jours qui avaient précédé mon départ en train qui s’était décidé dans l’urgence vitale de partir très vite !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Tout avait commencé le mardi soir. Après une dure journée de travail, seul dans mon laboratoire, j’avais éprouvé le besoin de voir du monde et donc je m’étais arrêté au « Café des Gônes », boire une bonne bière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    L’ambiance de ce bistrot de quartier me plaisait. Au fond de la salle, il y avait toujours un petit groupe de vieux qui tapaient le carton, et accoudés au comptoir, se retrouvaient toujours les mêmes habitués, à savoir des hommes qui avaient terminé leur labeur et d’autres qui, apparemment, ne travaillaient jamais et passaient leurs journées au bar à siroter des verres d’alcool pour oublier peut-être une vie qui ne leur convenait pas ou plus ! Tous ces hommes se connaissaient  plus ou moins et s’interpellaient ou se « charriaient » à longueur de temps dans une ambiance bon enfant…. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Pourtant ce soir là, à mon entrée, je notais immédiatement que l’ambiance était différente…&lt;br /&gt;Josef, le patron, était bien toujours derrière son bar à essuyer les verres qu’il venait de rincer. Les assoiffés et grandes gueules habituels étaient bien là  et les vieux tenaient leurs cartes en main, mais… mais… mais … C’était le silence qui était inhabituel : un silence lourd et intrigant ! Même mon « Bonsoir tout le monde ! » ne reçut pas l’accueil  attendu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Etonné, je scrutai la salle et remarquai que deux hommes en costumes sombres et chics étaient attablés à coté de la fenêtre. Tout le monde les regardait à la dérobée et eux ne regardaient personne … Ils avaient toutefois jeté un oeil dans ma direction à mon entrée mais s’étaient vite détournés de ma personne. Ils ne se parlaient pas, par contre ils semblaient sur le qui-vive et absorbés par la rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Le plus grand des deux, blond aux cheveux ras, était très raide sur sa chaise et avait sa grosse main posée sur un épais porte document. Quant à l’autre, brun aux cheveux très courts, avec un teint livide et des yeux d’un vert intense, il dégageait une froide sensation de reptile aux aguets…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Je m’approchai du bar et commandai une Leffe brune et bien fraîche  et allai m’asseoir prés des joueurs de cartes. Je tâchai de m’enquérir du déroulement de la partie mais les vieux, ce soir, décidément n’étaient pas bavards. Je me coulai donc dans le silence environnant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Tout à coup, les deux hommes s’agitèrent sur leurs chaises, se levèrent brusquement  repoussant violemment leurs chaises, s’emparèrent du porte document et sortirent précipitamment du café en direction d’une jeune femme qui venait de descendre d’une Mini Cooper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Chapitre 2 Nicole&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’effet fut immédiat, ce fut comme si une main invisible, appuya sur la touche « play » d’une télécommande. Dès que la porte fut refermée, la musique habituelle des conversations des rires et de la chaleur humaine se propagea dans le bistrot qui retrouvait sa douce et réconfortante respiration.&lt;br /&gt;Les intrus étaient partis&lt;br /&gt;Mais je n étais plus là, à mon tour, je ne  pouvais détacher mon regard  de la scène qui se déroulait à l’extérieur.&lt;br /&gt;En quelques secondes les deux hommes avaient rejoint la conductrice, il n’y eu aucun  mot aucun geste de violence, mais en les apercevant la demoiselle se figea, tout d’abord, telle une statue de sel puis se transforma en automate pour  les suivre, le regard vide mais empli d’une détresse infinie qui me bouleversa.&lt;br /&gt;Ils firent quelques pas avant de s’engouffrer dans un imposant  véhicule noir  immatriculé en Suisse.&lt;br /&gt;Sans réfléchir je notais le numéro de la plaque. Ce qui me fit sourire malgré mon cœur serré, petit garçon, j’avais toujours rêvé de devenir Grand Policier.&lt;br /&gt;Quand  ils disparurent, mon regard se posa sur la mini Cooper abandonné sur le trottoir.&lt;br /&gt;Je voyais nettement que la porte avant était ouverte. Je fis signe à Joseph que je revenais et sorti précipitamment du bar. .&lt;br /&gt;La voiture blanche ressemblait à un petit bijou dans cette rue triste et grise, je fis quelques contentions pour réussir à introduire mon grand corps un peu rouillé dans un si minuscule espace. Mon odorat fut conquis par l’odeur de l’habitacle. Rose jasmin et citron…fraicheur douceur, légèrement  acidulée.&lt;br /&gt;Sur le siège du passager mon regard s’arrêta sur une enveloppe blanche entre ouverte. &lt;br /&gt;Je l’ouvris complètement fébrilement, et en lisant le message, je sus que ma vie allait prendre une nouvelle tournure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Au secours…Qui que vous soyez, si vous lisez ce message je vous implore de m’aider, vous trouverez dans la boite à gants un portable et un billet de train pour Lausanne. Prenez-les et attendez que je prenne contact avec vous. Qui que vous soyez, je vous en prie ne m’abandonnez pas et surtout ne prévenez pas la police, les conséquences seraient terribles. Lili-Rose »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu sonné je retournais dans mon refuge favori et commandait une nouvelle Leffe. J’avais pris soin de récupérer les clefs abandonné sur le contact et de fermer le carrosse de la princesse en danger.&lt;br /&gt;Je mis le portable dans la poche intérieure de ma veste, juste au niveau de mon cœur.&lt;br /&gt;Je n’avais plus qu’à attendre un signe, nous étions mardi 13 juillet ,au laboratoire tout était en règle ,nous avions enfin terminé de mettre au point le précieux vaccin contre le nouveau fléau de la grippe H28N470.Je pouvais sans aucun problème m’absenter quelques jours au cas où le téléphone lancerait des signaux de détresse. &lt;br /&gt;Du haut de mes 37 ans, je me sentais un peu plus vivant que d’habitude, la bière glacée faisait des chatouilles à mon gosier. &lt;br /&gt;Soudain je me mis à penser au coffre de la voiture, je n’avais pas eu l’idée de l’ouvrir.&lt;br /&gt;Je réglais mes consommations et ressortis comme attiré par un aimant très fébrile… &lt;br /&gt;En ouvrant le coffre je faillis vomir toutes les bières brunes de ma vie.&lt;br /&gt;Un corps d’homme est enroulé dans des vieux sacs Ikéa. Juste la tête dépassée, comme si on avait le laisser respirer. Mais il était tellement mort qu’il avait déjà la rigidité d’une statue.&lt;br /&gt;Un petit mot était épinglé sur le sac. «  Voilà ce que nous ferons de tous les autres si tu ne nous suis pas. A demain où tu sais quand tu sais »&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Chapitre 3 Brigitte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   J’avais l’impression de me retrouver dans un de ces livres que j’affectionne, où Stephen King écrit des histoires sanglantes et très mystérieuses . Sauf que dans le cas présent, je n’étais pas tranquillement dans un fauteuil en train de lire ! La réalité de ce que je voyais me sonna…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   A quoi avais-je assisté ? Quelle satanée idée j’avais eu de m’approcher de cette voiture, de lire la lettre et surtout d’y retourner et d’ouvrir ce maudit coffre !!! Qui était ce type aux yeux grands ouverts qui y était  ensaché ? Qu’avait-il bien pu faire ou plutôt dans quel sale coup fourré s’était-il plongé pour se retrouver dans cet endroit, plus mort que mort ! Et surtout qu’est ce que cette jeune femme avait à voir avec ce cauchemar ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Je devais avoir l’air hagard et désemparé devant ce coffre ouvert car quelques hommes du bar vinrent me retrouver.&lt;br /&gt;- NOM DE DIEU ! s’exclama le grand colosse barbu ,qui ne buvait que des Ricard, à la vue du spectacle &lt;br /&gt;Et il se retourna juste à temps pour vomir sans éclabousser personne …&lt;br /&gt;Josef partit comme une flèche vers son bar pour, j’en déduisais, téléphoner à Police Secours .&lt;br /&gt;Plein de pudeur pour l’encoffré, un des joueurs de cartes referma le coffre sur la vision sanglante. Les spectateurs bien involontaires de la scène firent un cercle silencieux autour de la Mini, rendant ainsi un dernier hommage à la victime, et empêchant par conséquent toute autre approche de curieux potentiels .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Moi, je pensai au mot et au portable que ma demoiselle désespérée avait laissé et décidai déjà par avance de ne rien dévoiler de ma trouvaille aux policiers qui n’allaient pas manquer de débarquer. Après tout il en allait de la vie d’une femme et au vu de la macabre découverte personne n’avait l’air de plaisanter dans ce scénario !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Tout à coup, mon regard fût attiré par un couple qui se tenait au coin de la rue et qui semblait terrifié et désorienté par notre attroupement. C’était deux personnes d’un âge certain, me paraissait-il. L’homme semblait vouloir s’approcher de nous et la femme le retenait par le bras. Ils venaient juste d’arriver et n’étaient pas du quartier j’en étais certain !!!&lt;br /&gt;Mû par un espèce d’instinct, je me dirigeai vers eux, quand dans un concert de klaxons impérieux, trois voitures de police déboulèrent du carrefour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   A ma grande surprise, mes deux vieillards tournèrent les talons et partirent très vite en direction de la Rue des Trois Abbés. Je leur emboîtai le pas en les interpellant :&lt;br /&gt;- HEP ! VOUS ! ATTENDEZ !&lt;br /&gt;Leur réaction me confirma qu’eux aussi étaient, d’une façon ou d’une autre, une partie de cette histoire macabre et étrange. Ils se mirent à courir et je peux vous assurer que leur course n’avait rien de celle de vieillards….&lt;br /&gt;J’allai les suivre quand un grand policier m’arrêta et me dit :&lt;br /&gt;   - VEUILLEZ VENIR AVEC MOI MONSIEUR ET M’EXPLIQUER VOTRE DECOUVERTE. NOUS VOULONS VOUS ENTENDRE …&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1852952482385819587-5894264548748320070?l=ecriturecouleurcafe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/feeds/5894264548748320070/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2009/07/histoire-n2.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/5894264548748320070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/5894264548748320070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2009/07/histoire-n2.html' title='Histoire n°2'/><author><name>La famille du Greffe</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SX2kBUuRURI/AAAAAAAACoI/1cTd0qDI1PM/S220/DSCF1727_modifi%C3%A9-1.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1852952482385819587.post-1092778969638419330</id><published>2009-07-11T09:09:00.000+02:00</published><updated>2009-07-11T12:45:56.634+02:00</updated><title type='text'>règle du jeu.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SlhYHKSWpiI/AAAAAAAACxg/qrkNqT2yzbc/s1600-h/a_modifi%C3%A9-1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 397px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SlhYHKSWpiI/AAAAAAAACxg/qrkNqT2yzbc/s400/a_modifi%C3%A9-1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5357128636800869922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; &lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;b&gt;Sang pour Sang POLAR&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;       &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;blockquote style="color: rgb(51, 51, 153);"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;"La dame d'un certain âge qui lit France-Soir dans un coin du compartiment est une dame comme toutes les dames d'un certain âge à l'exception toutefois qu'elle porte des chaussures d'homme..."&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Ainsi commence l'histoire !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Règlement du concours :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Art. 1 : Objet du concours&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;L’Association Sang pour Sang POLAR et les bibliothèques des Avenières, Corbelin, Dolomieu, Saint-Chef, Saint Jean-de-Soudain, La Tour-du-Pin et Vézeronce-Curtin organisent un concours d'écriture de nouvelles policières.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Art. 2 : Condition de participation&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Les nouvelles devront obligatoirement commencer par la phrase : « La dame d’un certain âge qui lit France-Soir dans un coin du compartiment est une dame comme toutes les dames d’un certain âge à l’exception toutefois qu’elle porte des chaussures d’homme… »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Le concours est ouvert à tous. Les nouvelles seront classées en deux catégories : jeune de 14 à 18 ans et adulte + de 18 ans.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Taille du manuscrit&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;- Catégorie adulte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;8 à10 pages dactylographiées, recto, marge haut, bas, gauche et droite 2cm, interligne simple, police Times New Roman, taille12, format PDF. Les pages devront être numérotées et envoyées en 1 exemplaire accompagné d’une copie magnétique (CDROM). N’oubliez pas de reporter le titre à chaque pied de page. Une attention particulière sera apportée à l’orthographe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;- Catégorie jeune&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;4 à 6 pages dactylographiées, recto, interligne simple, police Times New Roman, taille 12, format PDF. Les pages devront être numérotées et envoyées en 1 exemplaire accompagné d’une copie magnétique (disquette ou CDROM). N’oubliez pas de reporter le titre à chaque pied de page.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Une attention particulière sera apportée à l’orthographe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;A propos de la nouvelle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Chaque candidat ne pourra envoyer qu’une seule nouvelle inédite. Le manuscrit ne sera pas retourné. Afin de garantir l’anonymat, la nouvelle comportera obligatoirement un titre ainsi qu’un pseudonyme choisi par l’auteur et clairement indiqué sous le titre. L’envoi sera accompagné impérativement d’une enveloppe fermée comportant : le titre de la nouvelle, le pseudonyme et les coordonnées réelles de l’auteur (nom, prénom, date de naissance, adresse, numéro de téléphone, courriel). La catégorie dans laquelle l’auteur concoure (jeune ou adulte), devra figurer sur la nouvelle et sur l’enveloppe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Date limite et adresse des envois :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Les envois nous seront adressés avant le 31 Octobre 2009 (le cachet de la poste faisant foi) à l'adresse : Association Sang pour Sang POLAR 2010&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;273 Chemin du Vingt-un 38110 DOLOMIEU&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Art. 3 : Constitution des jurys&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Le concours comprend deux jurys.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Les organisateurs décernent le Prix Sang pour Sang POLAR du 1er Roman Policier et le Prix des Bibliothécaires.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Des collégiens décerneront le Prix des Collégiens&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Les adhérents des bibliothèques organisatrices décernent le Prix du Public&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Les membres des différents jurys ne pourront participer au concours.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Art 4 : Remise des Prix&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Les lauréats, informés par nos soins seront récompensés lors de la remise des prix « Sang pour Sang POLAR » qui aura lieu 12 Juin 2010 à Saint Chef.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Art. 5 : Décision du jury&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Les jurys sont souverains dans leur choix et pourront prendre toutes les mesures nécessaires qui pourraient s’imposer. Leurs décisions seront sans appel.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Art. 6 : Publication&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Les participants au concours acceptent la publication de leur texte, sur Internet en particulier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Art. 7: Engagement du candidat&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;La participation au concours implique l’acceptation du présent règlement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Contact/Renseignements : 06 14 20 47 14 ou le36@sangpoursang-polar.com&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Site internet : &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);" href="http://sangpoursang-polar.blogspot.com/" target="_blank"&gt;http://sangpoursang-polar.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:130%;" &gt;Donc Brigitte, Nicole R, Serge, Raymond D, Nicole B, Lorette, Danièle, Nicole S, Bernard et Natella...Vous interviendrez  dans cet ordre pour écrire la nouvelle à plusieurs mains...!&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:130%;" &gt;Brigitte la première va envoyer son texte soit à mon adresse mail,soit en commentaire dans le blog et je le publierai. Nicole Paréo  prendra la suite etc etc.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:130%;" &gt;Ce qui est possible en se servant du blog, c'est de faire plusieurs versions à partir de chaque texte.( Cela fera plaisir à quelques uns !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:130%;" &gt;Explication :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:130%;" &gt;Brigitte commence&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:130%;" &gt;Nicole Continue&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:130%;" &gt;Mais Serge qui meurt d'ennui loin de son école (!!!) à envie d'écrire la suite de Brigitte également, et pourquoi pas Natella qui essaie d'arréter de fumer !&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:130%;" &gt;Ils me l'envoient et je les publie.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:130%;" &gt;Là ,Danièle trouve passionnant d'intervenir après Serge ... Et Lorette est très inspirée par l'idée de Natella, alors elle se lance...et je reçois 2 nouveaux textes.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:130%;" &gt;Pour que cela reste compréhensible chaque bifurcation d'histoire aura sa propre couleur.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:130%;" &gt;La nouvelle deviendrait comme un labyrinthe...quelques fois sans issu mais parfois vers une histoire fantastique !&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Ceci dit , on gardera toujours le fil directeur d'écrire la suite de la première nouvelle ,dans l'ordre que nous avons tiré au sort ,lors de notre fameux repas au restaurant,et nous la présenterons au concours sang pour sang polar.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Si des passants veulent participer,qu'ils nous laissent un message ,nous serons heureux de les accueillir dans notre labyrinthe estival !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Bon été à tous&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt; et si vous n'avez pas tout compris ,posez vos questions !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;nicole&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;PS: Pour envoyer vos commentaires , il suffit de cliquer sur&lt;span style="color: rgb(204, 0, 0);"&gt; "QUELQUES MOTS"&lt;/span&gt; en bas du texte que vous venez de lire , de remplir le cadre et de cliquer sur &lt;span style="color: rgb(204, 0, 0);"&gt;"publier votre commentaire"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1852952482385819587-1092778969638419330?l=ecriturecouleurcafe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/feeds/1092778969638419330/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2009/07/pour-garder-le-fil-pendant-lete.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/1092778969638419330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/1092778969638419330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2009/07/pour-garder-le-fil-pendant-lete.html' title='règle du jeu.'/><author><name>La famille du Greffe</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SX2kBUuRURI/AAAAAAAACoI/1cTd0qDI1PM/S220/DSCF1727_modifi%C3%A9-1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SlhYHKSWpiI/AAAAAAAACxg/qrkNqT2yzbc/s72-c/a_modifi%C3%A9-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1852952482385819587.post-4477982535777282346</id><published>2008-08-27T19:12:00.000+02:00</published><updated>2008-08-27T19:13:53.024+02:00</updated><title type='text'>C'est ainsi !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SLWLOH0dmlI/AAAAAAAABHQ/9fMpSlx2B8c/s1600-h/ATELIER+2CRITURE.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SLWLOH0dmlI/AAAAAAAABHQ/9fMpSlx2B8c/s400/ATELIER+2CRITURE.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5239246816248961618" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1852952482385819587-4477982535777282346?l=ecriturecouleurcafe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/feeds/4477982535777282346/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/08/cest-ainsi_27.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/4477982535777282346'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/4477982535777282346'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/08/cest-ainsi_27.html' title='C&apos;est ainsi !'/><author><name>La famille du Greffe</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SX2kBUuRURI/AAAAAAAACoI/1cTd0qDI1PM/S220/DSCF1727_modifi%C3%A9-1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SLWLOH0dmlI/AAAAAAAABHQ/9fMpSlx2B8c/s72-c/ATELIER+2CRITURE.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1852952482385819587.post-8547828813818158009</id><published>2008-06-03T13:32:00.000+02:00</published><updated>2008-06-03T13:33:09.584+02:00</updated><title type='text'>Bernard (Fin! )</title><content type='html'>&lt;p class="MsoBodyTextIndent2"&gt;Le temps était au beau, &lt;st1:personname productid="la Bugatti" st="on"&gt;la Bugatti&lt;/st1:PersonName&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;ronronnait comme une horloge ; Berck se profilait à l’horizon, et toujours dans la tête cette chanson  .Il&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;avait hâte de voir Amédée, sa proposition de les emmener en ballade avait emballée Lili, il ne pouvait pas revenir dessus, mais il avait oublié qu’il n’y avait que deux places, bien sur il avait déjà emballé deux ou trois filles dans sa Bugatti rouge amour mais elles étaient jeunes puis ensuite….&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent2"&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Lili coincer dans sa bouée était inquiète, inquiète de revoir son Amédée ? Non c’était son instinct, une seconde nature chez elle, cet instinct qui lui avait sauvé la mise a plusieurs reprises !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;&lt;span style=""&gt;    &lt;/span&gt;Son&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;instinct une fois de plus ne l’avait pas trompé&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;aux loin un barrage, les motards, une noria de camions de la gendarmerie barraient la route.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;Bernard&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;stoppa &lt;st1:personname productid="la Bugatti" st="on"&gt;la Bugatti&lt;/st1:PersonName&gt;, Lili était livide&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;son regard s’était transformé, il en fut surpris quelque chose le choquait, tout ses trais&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;étaient tendus, sa bouche viraient du rose aux blanc sa lèvre supérieur tremblait légèrement&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;et ses yeux brillaient, des yeux plein de haine.&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;-Tu va nous faire repères !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;Il descend de la voiture et ouvre le capot elle comprend aussitôt, pas bête la simulation de la panne ; j’ais choisie le bon pensa t’elle. Un gendarme se dirige vers eux il a l’air benêt son uniforme et un peut court ou ses bras sont trop longs Lili ne peut pas s’empêcher de peser (l’uniforme déforme&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;et on leur donne des armes en plus)&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 36pt; text-indent: 0cm;"&gt;- Gendarmerie national bonjour&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 36pt; text-indent: 0cm;"&gt;- Bonjour&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;-En panne ? faut pas rester là. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;-C’est pour Sarko tout se déploiement&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;Décidément Bernard ne perd pas le nord, normal ils y sont !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;-Non deux repris de justice, se sont évadé il y a quatre jours, et, on en a surpris un à la maison de retraite. On attend son complice,&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;Pas finaux la maison poulaga pensa Bernard&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;-Ma grand-mère&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;a rendez-vous chez son chondrologue à Dunkerque, et on est déjà en retard.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;- Alors vous retournes a Crécy puis Hesdin par la route de Fauquenbergues la il n y a pas de contrôle&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;mais ne rester pas là ; le deuxième est très dangereux.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;Il va demander une escorte tan qu’il y ait !sa grand-mère rendez-vous&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;chez un chonmachin ?et puis quoi encor&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;pensa t’elle &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;-Merci je crois que la panne est répare, ces voiture là elles font des caprices. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;La route de Crécy est une petite route, longeant la rivière propice pour la rêverie mais&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Bernard ne comprend plus, tout lui échappe, il se gare sur le bord de l’Authie. Lili n’est pas surprise va falloir s’expliquer il a commencé à comprendre, elle sourie il y a mis le temps. Puis elle repense a Amédée quel con, la maison de retraite la planque idéale. Il a du vouloir épater une mamie. On ne peut pas avoir confiance en un vieux dragueur.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;-Ta grand-mère et puis ton chontruc tu ne manque pas air !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;-Faut qu’on parle Lili !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;-De quoi ?de ta peur des gendarmes ? &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;-Te fous pas de moi Lili les gendarmes c’est toi qui en a peur&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;-Mais c’est toi qui les a bernés tu ne trouve pas ça bizarre ? &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;-Qui est tu ? La maîtresse d’Amédée ? Tu es de sa famille ? Sa sœur ? Plus je te regarde et moins je comprends Amédée c’est celui que les flics on coincé ? C’est ton fils ? &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;Elle éclate de rires un rire énorme un rire d’homme ! Bernard réalise, un travesti, Lili est un homme. Un repris de justice, très dangereux le gendarme avait dit. Le voilà pris au piège.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;-Tu es complice à présent ; tu as menti aux flics va falloir assumer hein ! Puis rappel toi le plus dangereux il a dit le kof&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;.Te souviens-tu de Serge Le-Désosser dit le daron&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;-Au putain ! &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;-Ta que ça à dire ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;-Mais.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;Un grand silence se fit, les deux hommes et même les oiseaux s’étaient tus, tout se bousculait dans leurs cranes Bernard ne se souvenait pas de se Serge le Désosser mais Amédée sa lui disait quelque chose ! Le casse de la rue Vaubecour la recette annuel des sanisettes&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;plus de cent million d’euros et tout en billets usagés. Amédée Labartinet dit le détrousseur des dames pipi .il avait commencé ainsi pour finir par la multinational des sanisettes de France&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 36pt; text-indent: 0cm;"&gt;-Tu sais j’ai les mains propres le fric on peut dire que je l’ai gagné.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 36pt; text-indent: 0cm;"&gt;-Tu l’a gagne en le piquant. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 36pt; text-indent: 0cm;"&gt;-En le piquant aux riches ça compte pas, et sans une gouttes de sang.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 36pt; text-indent: 0cm;"&gt;-Oui mais il a dit  «  le plus dangereux. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 36pt; text-indent: 0cm;"&gt;-Je crois que les flics confondent dangereux et malin et eux y sont pas malins !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 6pt; text-indent: 30pt;"&gt;- Et Amédée il n’est pas malin donc il est dangereux ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 6pt; text-indent: 30pt;"&gt;-Amédée il est malin mais il est con &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 6pt; text-indent: 30pt;"&gt;-Et toi avec ta bouée ta pas l’air con.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 6pt; text-indent: 30pt;"&gt;-T’a raison a présent je conduis et toi tu mets la bouée !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 6pt; text-indent: 30pt;"&gt;Bernard prend la bouée et la jette dans l’Authie&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 6pt; text-indent: 30pt;"&gt;-Je ne donne pas le volant à n’importe qui ! Et puis les flics ne comprendraient pas qu’une mémé de ton âge conduise …… il est ou le trésor des dames pipi ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 6pt; text-indent: 30pt;"&gt;-Je ne dévoile pas mes secrets&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;à n’importe qui !……..et puis ce n’est les dames-pipi&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;mais la multinational des sanisettes de France de madame Parison……..&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;Direction Hondschoote &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 6pt; text-indent: 30pt;"&gt;-ou &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 54pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;Hondschoote a deux pas de la frontière Belge &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 54pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;Qu’auriez vous fait de moi si Amédée était là ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 54pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;On t’aurait bouffé !on aime bien les pigeons&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 54pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;Il a tué un mec lui dans le casse ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 54pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;Les flics lui on mit ça&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;sur le dos mais c’étaient eux qui se sont tirés entre eux comme des lapins&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;Bernard n’avait plus peur et Serge. Et Serge avait compris il pouvait compter sur lui .Sans ce con d’Amédée impossible de récupérer le butin il n’avait pas le choix, il fallait être deux pour ça &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;.&lt;st1:personname productid="la Bugatti" st="on"&gt;La Bugatti&lt;/st1:PersonName&gt; repris la route les deux hommes n’échangèrent plus aucune paroles seul la voiture faisait entendre son doux murmure. La route D 928 était calme avalant tour à tour les villages de Hesdin, Furges, Fauquenbergues&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Pour la première fois de sa vie de cruciverbiste Bernard voyait l’Aa. Il repensait aux quatre jours avec Lili ou Serge il ne savait plus, une bouffé d’air, il en avait oublié son cancer des cartilages, ses problèmes de fric. Il cherchait une définition au mot chondrologue. A ses cotes Serge somnolait, songeant à Amédée à nouveau dans les mains des flics, garder sa part et le faire sortir et qu avait-il dit un chondologue ? Si je lui demande je vais avoir l’air idiot. Le choc de la poule que &lt;st1:personname productid="la Bugatti" st="on"&gt;la  Bugatti&lt;/st1:PersonName&gt; venait de percuter&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;les sorti tout deux de leur torpeur.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;-Va falloir que tu te remaquille mémé &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;-Ta gueule &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;-Pourquoi&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;es tu prêt a partager le butin avec moi ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;-Partager c’est un grand mot, juste dix pour cent de ma part, ce qui te fait cinq million pour quatre jours de conduite et besoin de tes deux mains, pour la combinaison de la planque ; c’est bien payé non ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;-Ok. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;Lorsque le gendarme Margano vit passer la bouée la vision de cette veille femme dans &lt;st1:personname productid="la Bugatti" st="on"&gt;la  Bugatti&lt;/st1:PersonName&gt; rouge utopie lui revint en tête son visage ne lui était pas inconnu. Un air de Line Renaud mais ici tout les mémés ressemble à Line&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;-Chef la veille caisse la veille caisse c’était elle &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;-Calme Margono, la veille caisse de quoi ?c’était elle qui ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;-Ben chef la veille femme c’était lui !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;- La veille femme, la veille caisse, c’était elle, c’était lui, mais enfin Margono expliquez-vous !!!&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;- la vielle ce n’était pas, elle mais lui !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;-Qui lui &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;-Ben Serge Le-Desosser dans la veille caisse rouge. C’était lui !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 0cm; text-indent: 0cm;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;En moins de trois minutes l’alerte&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;fut donnée. Les&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;hélicoptères survolèrent la région de Calais à Bray-dunes et Fauquembergues à Armentieres. C’est au nord&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;de Saint- Omer que &lt;st1:personname productid="la Bugatti" st="on"&gt;la Bugatti&lt;/st1:PersonName&gt; fut repère &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;Serge fut le premier à voir l’oiseau bleu de la gendarmerie les survoler. Il comprit de suite que la messe était dite .Finir sa vie en tôle, ça il ne le voulait pas ! La fuite était impossible, seul la mort pouvait lui rendre l’espoir.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 36pt; text-indent: 0cm;"&gt;-Jette moi ; tu diras aux flics que tu as fait tout ça sous la menasse et que tu as réalisé trop tard.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 36pt; text-indent: 0cm;"&gt;-impossible tu es le père que je n’ai jamais eu, et puis je n’ai pas d’avenir.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 36pt; text-indent: 0cm;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 36pt; text-indent: 0cm;"&gt;La d 928 était droite comme un i &lt;st1:personname productid="la Bugatti" st="on"&gt;la  Bugatti&lt;/st1:PersonName&gt; donnait tout ce qu’elle avait sous les soupapes une horde de voitures bleus leur filaient le train toutes sirènes hurlantes, jetant les éclats métallique de leur gyrophares, la meute assoiffée de vengeances et de gloire gagnait du terrain sur eux. &lt;st1:personname productid="la Bugatti" st="on"&gt;La Bugatti&lt;/st1:PersonName&gt; frôlait les &lt;st1:metricconverter productid="145 km/h" st="on"&gt;145 km/h&lt;/st1:metricconverter&gt;. A l’intersection de la d 11 le petit pont enjambant l’Yser et attendait son heure de gloire &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 36pt; text-indent: 0cm;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 54pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;tu me balance oui ou non ? &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 36pt; text-indent: 0cm;"&gt;- &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 36pt; text-indent: 0cm;"&gt;-.Heureux de t’avoir connu Bernard.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;- Tu ne va pas me lâcher Lili&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;-Tchao mec &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 36pt; text-indent: 0cm;"&gt;-Tchao &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 36pt; text-indent: 0cm;"&gt;Lorsque &lt;st1:personname productid="la Bugatti" st="on"&gt;la Bugatti&lt;/st1:PersonName&gt; percuta la rambarde du petit pont il avait trouvé la définition «  spécialiste des long mous»&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 36pt; text-indent: 0cm;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="margin-left: 36pt; text-indent: 0cm;"&gt;Et &lt;st1:personname productid="la Bugatti" st="on"&gt;la Bugatti&lt;/st1:PersonName&gt; rouge&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;utopie&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;termina sa carrière au fond de l’Yser&lt;span style=""&gt;     &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 0cm;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 36pt;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent" style="text-align: center; text-indent: 36pt;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 22pt;"&gt;fin&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1852952482385819587-8547828813818158009?l=ecriturecouleurcafe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/feeds/8547828813818158009/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/06/bernard-fin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/8547828813818158009'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/8547828813818158009'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/06/bernard-fin.html' title='Bernard (Fin! )'/><author><name>La famille du Greffe</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SX2kBUuRURI/AAAAAAAACoI/1cTd0qDI1PM/S220/DSCF1727_modifi%C3%A9-1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1852952482385819587.post-6585331945498955301</id><published>2008-05-29T20:20:00.000+02:00</published><updated>2008-05-29T20:28:11.690+02:00</updated><title type='text'>Pour les absents du 29 mai.</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Ecrire un texte qui commence par :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elle est debout&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Intégrer dans son histoire et dans cet ordre ces 3 éléments :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;- Que se passe-t-il?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est un parti pris&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Des affreuses chaussettes de couleur verte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Et terminer par :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et ce jour-là, le soleil s'est levé comme d'habitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(sujet paroles plurielles)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir nous avons eut le grand honneur d'accueillir Monsieur Venet.&lt;br /&gt;Et il a été formidable !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1852952482385819587-6585331945498955301?l=ecriturecouleurcafe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/feeds/6585331945498955301/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/05/pour-les-absents-du-29-mai.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/6585331945498955301'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/6585331945498955301'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/05/pour-les-absents-du-29-mai.html' title='Pour les absents du 29 mai.'/><author><name>La famille du Greffe</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SX2kBUuRURI/AAAAAAAACoI/1cTd0qDI1PM/S220/DSCF1727_modifi%C3%A9-1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1852952482385819587.post-2760491642506056909</id><published>2008-05-29T12:14:00.000+02:00</published><updated>2008-05-29T12:15:47.567+02:00</updated><title type='text'>Chapitre 6  ( Nicole la castafiore !)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;« Il était mort quelques jours après que nous ayons été séparé ; il n’a pas supporté le vide que je laissais. Je l’ai su par l’aide soignante à qui j’avais donné subrepticement le numéro de téléphone, de ma fille. Être loin de celui qu’on aime, pour être « enfermée », avec un enfant de 30 ans, autiste ; on peut aisément comprendre que l’on rêve forcément d’une autre fin de vie. Et puis tu m’embêtes à la fin avec toutes ces questions. Le tour de barque c’est parce que l’on en a toujours eu envie. On s’était promis de le faire avant de « passer de l’autre côté ». Aujourd’hui je le fais en son nom, au nom de notre amour !... Satisfait ? »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le silence qui s’en suivit fut lourd et beau à la fois. Bernard se sentait complètement impuissant devant une telle démonstration. Il comprit la détermination de cette vieille femme. Leur balade au fil de l’eau se fit sans un mot, mais très souvent Bernard pouvait entendre les imperceptibles sanglots de Lili. Il décida de ne pas intervenir et de laisser vivre ces moments seule, qui lui faisaient tant plaisir et tant mal à la fois. Il savait qu’elle aurait donné n’importe quoi pour être avec son Amédé. Maintenant elle était calme, les yeux mis clos, un léger sourire aux coins des lèvres. Elle était avec son « homme », c’est sûr. Pour rien au monde Bernard n’aurait rompu le charme. Il la regardait tendrement, il trouvait même qu’elle était belle, comme si elle avait rajeuni d’un coup. Avec la tombée de la nuit, les rayons du soleil dans les cheveux lui donnaient un air apaisé souverain. Pour la première fois, il la voyait différemment. Mais dés qu’elle ouvrit les yeux, son regard se fit hagard et résigné à la fois. Bernard essaya à plusieurs reprises de la sortir de sa torpeur, en vain. C’est au moment où ils accostèrent qu’elle reprit ses esprits. Après toutes ces émotions ils décidèrent d’aller dans un bon restaurant, non loin de là. Ils dînèrent, en prenant leur temps, sans s’en apercevoir. C’est lorsqu’on leur&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;apporta l’addition qu’ils comprirent qu’ils étaient les derniers et qu’il fallait partir. Maintenant ils devaient se mettre en quête de trouver de quoi dormir. Le maître d’hôtel qui les observait du coin de l’œil remarqua leur embarras et décida de leur venir en aide.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;« Si je puis vous aider, vous avez un hôtel pas très loin d’ici, à 15 minutes. Vous restez sur la rue principale et à la sortie du village, vous tournez à droite et c’est à &lt;st1:metricconverter productid="10 kilomètres" st="on"&gt;10 kilomètres&lt;/st1:metricconverter&gt; à peine. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Après l’avoir remercié Bernard et Lili reprirent la voiture rouge utopie. Ce soir elle était capricieuse et avait du mal à démarrer. Au bout de quelques minutes elle se&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;décida enfin à partir. Soulagement de notre couple atypique, qui n’avait pas envie de rester coincé là. Ils trouvèrent facilement l’adresse. Il faut dire que la lune leur servait de réverbère, tellement elle était brillante et ronde. Cela sentait bon, sur cette petite route de campagne ; les grenouilles et les crapauds chantaient à tue tête. Bernard et Lili étaient enveloppés d’une drôle de mélodie, assourdissante, complètement irréelle. Puis au détour du tournant, qui n’en finissait pas, une grande bâtisse se dressait devant eux. Tout paraissait surnaturel, comme sorti de nulle part. Très vite ils redescendirent sur terre, l’interphone était là, il fallait montrer patte blanche. Après s’être identifiés et demander s’il restait des chambres, le portail s’ouvrit sur un immense parc, où l’on pouvait deviner des arbres centenaires (vu la grosseur des troncs) et des parterres de fleurs, mais là savoir lesquelles était impossible, vu la pénombre qui régnait, malgré la présence de la lune. Ils arrivèrent sur un perron digne d’un château. Bernard ne sachant où garer la voiture, se mit juste devant, cela l’amusa. Ils furent accueillis par un couple charmant, un sourire arborait leur visage.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;« Vous avez fait bonne route ? »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;« Oui, oui » répondit Bernard.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;« Vous venez de loin ? » s’enquit la femme.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Et là Lili sortit de son silence et commença à maugréer : « en quoi cela vous regarde t-il ? Nous voulons une chambre chacun, vous en avez ou vous n’en n’avez pas ? Point final. On ne va pas passer un interrogatoire en bon et du forme pour dormir une nuit dans ce trou perdu ».&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;« Ne vous vexez pas, je vous prie d’excuser mon amie, nous sommes très fatigués et pas bien bavards » dit d’un ton gêné, Bernard.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;« Je comprends », répondit l’hôtelière, de plus en plus piquée au vif « et puis vous n’êtes pas dans une chaîne, ni dans un relais routier ! ».&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Sur ces mots elle ouvrit la première chambre. Et là Bernard et Lili restèrent sans voix. Ils se rendirent compte qu’ils avaient donné la carte bleue de Lili sans s’inquiéter du prix. Quand ils redescendirent remplir la fiche, Bernard regarda discrètement les tarifs et fut soulagé. C’était à peine plus cher que leur premier hôtel de luxe.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;« Décidément » se dit-il « quel bonheur d’accompagner cette vieille femme un peu « borderline » parfois. Il ne faut pas que l’histoire de sa vie s’arrête là. Je vais lui changer les idées et je vais l’emmener quelque part où elle sera « déconnectée » ».&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Sur ces paroles apaisantes Bernard s’endormit comme un loir, en pensant à ce que serait leur journée de demain.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Lili, elle on ne sait pas si elle dormait ou non. Ses yeux étaient entre ouverts mais elle n’était pas là, on devrait même dire : plus là. Son esprit était parti rejoindre Amédé ; il n’était plus très loin !... Elle espérait que ce gentil imbécile de Bernard, l’emmènerait, sans plus tarder, retrouver son Amour. Elle était tombée, avec lui, sur quelqu’un de sympathique, même avec son tee-shirt 62, son tatouage et sa bouée. « Il faisait tellement juvénile, mais tellement touchant ». Se dit-elle, un sourire au coin des lèvres. « La route fut agréable, avec lui, j’aurais pu trouver pire, je pourrais même continuer ces drôles de vacances avec lui, avec sa voiture capricieuse, mais quelle gueule. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Sur ces bonnes paroles, Lili trouva enfin le sommeil et s’endormit, en se disant de bien profiter de cette dernière nuit,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;dans ce lit de rêve, et que demain tout serait fini, et tout recommencerait avec Amédé qui l’attendait.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le lendemain Bernard était debout dés l’aurore. Il avait eu un flash, pendant la nuit. Il avait décidé, comme il ne pouvait se résoudre à la laisser partir, avec son Amédé, de l’emmener faire une virée à ... &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1852952482385819587-2760491642506056909?l=ecriturecouleurcafe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/feeds/2760491642506056909/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/05/chapitre-6-nicole-la-castafiore.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/2760491642506056909'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/2760491642506056909'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/05/chapitre-6-nicole-la-castafiore.html' title='Chapitre 6  ( Nicole la castafiore !)'/><author><name>La famille du Greffe</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SX2kBUuRURI/AAAAAAAACoI/1cTd0qDI1PM/S220/DSCF1727_modifi%C3%A9-1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1852952482385819587.post-3701554847695258331</id><published>2008-05-13T15:58:00.000+02:00</published><updated>2008-05-13T16:01:23.336+02:00</updated><title type='text'>Chapitre 5 (Danielle)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoBodyText"&gt;Oui, mais là, il faut que je me calme ! pensa Bernard, et toujours dans ses pensées il se dit :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt; « Tout compte fait. Il ne pleut pas. La Bugatti ronronne bien. Pourquoi ne pas affirmer que la vie est belle ! ----- - Premièrement réfléchir.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Où ai-je pu ranger ces papiers ? &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;L’hôtelier me les a rendus lorsque je me suis proposé de le payer (gratuit, quel bol  dans un tel décor, même si j ‘ai du dormir par terre). Lorsque je suis ressorti de l’hôtel j’avais mes papiers à la main et, j’ai pris autre chose sur le comptoir… Houai, j’ai trouvé c’était ma trousse de toilette. Donc ma trousse où est-elle ?&lt;span style=""&gt;    &lt;/span&gt;Mince sous ma valise ».&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Ne vous impatientez pas Monsieur, je vais vous les trouver. Dit Bernard.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;- deuxièmement : Agir &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Il ouvre le coffre et après quelques manipulations il sort sa valise, et oui la trousse est au fond du coffre (dans ce petit recoin où habituellement il ne peut rien glisser) mais c'est&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;vrai que sous la trousse il y a son stock de..&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;de barrettes de fameuses barrettes mêmes, mais le gendarme&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;par bonheur&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;n’est pas en mesure de les voir. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Enfin il peut présenter ses papiers. Le gendarme semble ravi… il les consulte&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;puis les tend à Bernard. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Par quelle route est-il préférable de passer pour éviter d’autres contrôles, et pour aller à Berk !&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Demande Bernard. (Et Bernard de penser, quelle audace j’ai ! ) &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Le gendarme répond : Le mieux je pense c’est de prendre Beauvais puis après Abbeville, par autoroute ou par les Nationales si vous voulez profiter de la campagne. Puis il salua, et dit « merci et au revoir&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Madame, Monsieur ».&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Un coup de démarreur et le moteur ronronna, Bernard&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;inspira …expira puis béat souri a Lili.. La Bugatti&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;M 68&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;rouge-utopie démarra. Bernard&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;décidé à oublier tous ces incidents commença à siffler sa chanson favorite &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Accompagné par Lili&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;qui chantait à tue tête : « c’est une belle chanson, c ‘est une belle romance.. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Nous avons raison ! Dit tout à coup Bernard, ce ne sont pas ni ces trois voleurs, ni la maréchaussée qui va nous empécher&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;de savourer ce voyage !&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;C’est O.K. Lili ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Au fait dit Lili sur les gendarmes et la maréchaussée il y a une chanson, vous connaissez ! &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Faut pas y penser Lili ! Surtout pas ! Le mieux c’est de se faire oublier.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;O. K. Bernard, fonçons vers Berck, fonçons vers mon cher Amédé !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Et les voilà sur la route de Beauvais, coudes sur les portières, cheveux aux vents.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Et l’asphalte se déroulait sous les pneus de cette belle Bugatti&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;M68&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;rouge- utopie.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;La traversée de Beauvais fut très difficile, Bernard se trompa de route plusieurs fois, et Lili trouvait que l’odeur des&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;gaz d'échappement de ces voitures était insupportable. Lili décida qu’il n’y aurait pas de halte à Beauvais, « nous sommes beaucoup trop en retard » dit-elle.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Donc « roule ma poule ».&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Après plusieurs kilomètres alors que Bernard croyait Lili endormie. Tout à coup elle cria :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Stop !&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;Stop c’est ici, c est ici que nous allons manger !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Au milieu de la route ? Dit Bernard.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Mais non mon petit tu ne lis pas les panneaux publicitaires ! Tourne à droite au prochain carrefour.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Je t’ai tutoyé, mais tu pourrais être mon fils, mon petit- fils plutôt.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Tu dis rien Bernard, tu es fâché, tu préfère que l’on reste sur le vous ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Mais oui si tu veux dit Bernard, mais il pensait vivement que je la pose à Berk ! Autrement, dans l’avenir elle restera collée à mes basques, et même lorsque Amédé sera auprès d’elle je serai peut être « invité » pour tous les Week end ou les R.T.T..&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Lili&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;souriait, heureuse,&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Au détour de la route, le restaurant on peut le dire « creva l’écran », un truc de rêve du genre romantique, Lamartine et tout et tout. Un lac, des cygnes, des roseaux, un embarcadère avec des petites barques, et une grande maison avec du lierre.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;La note va être salée dit Bernard. Lili fit un signe de la main et dit, qu’importe, sa voie était&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;rêveuse. Pour sur elle n’était plus avec Bernard.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Le repas fut parfait. Gâteau de chapon avec mousse de foie de volaille et sauce aux écrevisses pour Lili, Bernard opta pour un magret de Canard aux pommes caramélisées sauce pommeau. Lili pourtant n’avait plus le sourire.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Lilie&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;toujours dans ces rêves, proposa : j’aimerai faire un tour en barque !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Quoi ! Dit Bernard, dans Beauvais j’étais trop lent, et maintenant au lieu de filer rejoindre Amédé tu veux faire un tour en barque ! Que ce passe t ‘il !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Au bord des larmes Lili implora, « je veux faire un tour en barque ! »&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Et les voilà tous les deux sur le lac, Bernard avec les rames, Lili qui marmotte tout bas.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Alors raconte dit Bernard ! « C’était encore une de tes histoires, Amédé n’existe pas ? »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;Mais dit Lili : « si . Il existe ! Mais. mais ….&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1852952482385819587-3701554847695258331?l=ecriturecouleurcafe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/feeds/3701554847695258331/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/05/chapitre-5-danielle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/3701554847695258331'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/3701554847695258331'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/05/chapitre-5-danielle.html' title='Chapitre 5 (Danielle)'/><author><name>La famille du Greffe</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SX2kBUuRURI/AAAAAAAACoI/1cTd0qDI1PM/S220/DSCF1727_modifi%C3%A9-1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1852952482385819587.post-7114787927851009723</id><published>2008-05-12T07:23:00.000+02:00</published><updated>2008-05-29T12:18:19.271+02:00</updated><title type='text'>Chapitre 4  (Raymond.)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: left;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mme G., pressée d’en finir immédiatement avec eux, se sentit visée et interpella l’homme sans ménagement :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mes papiers ? Comment çà, mes papiers ? Vous vous permettez de me demander mes papiers, à moi ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: left;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Pourquoi je vous les donnerais, hein ? Ils ont toujours été en règle ! Depuis des dizaines d’années, je l’ai, ma carte d’identité. D’accord, maintenant, on peut dire qu’elle est périmée… Surtout la photo !&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Tenez, Monsieur, je vais quand même vous les montrer. Mais sachez que j’exige que vous me les rendiez ! Sur-le-champ ! Je n’ai jamais apprécié de donner de force ce que je pourrais offrir avec plaisir … &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: left;" class="MsoBodyText"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le gendarme, tout de bleu vêtu, et galons festonnés&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;de noir, n’était pas d’un abord facile, généralement. Cependant, là, il avait été désarçonné par mon seulement la voiture désuète habitée par ce couple extravagant mais aussi par la hargne de cette harpie à laquelle il ne donnait pas d’âge mais qui, assurément, n’était plus de prime jeunesse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -14.2pt 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Voyons, votre carte indique que vous êtes née en 1913. Attendez ! Vous n’allez pas me dire que&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -14.2pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;vous avez …&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si, si, c’est bien çà !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -1cm 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;C’est pas possible ! Vous allez prendre mal dans une décapotable !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dîtes donc à votre fils – ou votre petit-fils ? – de faire en sorte que vous ne soyez pas en plein vent. Cà coule de source, quand même, non ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -1cm 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Euh !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -1cm 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Tiens donc, je vois que vous êtes née à Clamecy, dans la Nièvre. Comme ma mère ! Et comme la sienne… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mais j’l'ai pas connue. Une femme assez mauvaise, d’après ce que j’ai entendu dire… Toujours désagréable, à se plaindre pour un oui ou pour un non. Je l’ai entrevue alors que j’avais à peine dix ans. Elle vivait à ce moment là dans une caravane, au camping de Die, avec son mari (enfin, je crois) pour les quelques mois d’été…..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -1cm 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dites, Mr, nous sommes pressés et …&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -1cm 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ce jour-là, elle était affalée de tout son long en travers d’un lit de camp placé sous l’auvent ; elle avait autour d’elle le docteur&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;avec sa traditionnelle trousse et…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Bernard et Lili se regardèrent, amusés. Elle qui croyait être dérangée, pire questionnée, sinon harcelée, se retrouvait à écouter les paroles d’un gendarme plongé dans ses souvenirs d’enfance. Qui sait ? Peut-être cherchait –il un rapprochement entre elle et son aïeule. Encore fallait-il qu’elle soit allée un jour à Die… Or, elle n’en avait jamais entendu parler, elle ne savait même pas où çà aurait pu être … Sûrement dans le Massif Central … Elle se mit alors à rêver béatement, reprit un à un les rares endroits ou elle s’était rendue ou avait habité. Non ! Rien ne la rattachait, semblait-il, à cette commune.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;L’autre continuait à parler, parler et en avait oublié ce pour quoi il était là.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Cà l’arrangeait bien, la mamie, elle qui une fois – une seule fois- avait transigé avec la loi et qui s’était fait pincer. Oh !&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Elle ne l’avait avoué à aucun de ses proches. Elle se voulait une femme droite, rigoureuse. Seul son Amédé&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;l’avait su, et encore, en filigrane, il en avait été informé par une personne moins scrupuleuse qu’elle, avait dû de ce fait se plier à ses exigences, se montrer plus aimable que nécessaire, accepter tous ces caprices –et Dieu sait s’il en avait – mais çà le rendait encore plus désirable. Eh oui ! Amédé était un être à part, -mon mec à moi-, comme diraient les jeunes maintenant. Elle l’avait dans les tripes cet homme. Il ne se passait pas un jour qu’elle ne pense à lui, lui parle du quotidien, ne lui dise qu’il lui manque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Elle se rappelait le jour où elle l’avait rencontré. C était encore tout frais dans sa tête. Elle revoyait sans difficultés les lieux exacts, le banc devant l’hôpital maritime de Berk, la couleur de l’eau battant le rivage, elle en humait les effluves liées aux sempiternelles odeurs d’éther véhiculées par la brise d’été, l’homme était vêtu d’un pyjama, le même pour tous les combattants qui se ressemblaient uniformément par leur air hagard, inspirant la pitié… C’est dire qu’ils avaient souffert, les bougres. Et ce qu’ils avaient enduré, elle en connaissait&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;un rayon depuis qu’elle s’était engagée comme aide-soignante- en fait, directement, elle avait été promue infirmière, vu qu’ils manquaient de bras. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il était là, souffreteux, le regard perdu dans ses pensées. Déjà elle l’avait remarqué lorsqu’il avait abouti dans son bloc opératoire. Depuis peu, ils l’avaient laissé vagabonder à sa guise dans les méandres de ce qui avait été un jardin anglais, réduit depuis trois quatre années à des sentiers de randonnée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;L’épaule gauche avait été privée de son bras et la manche pendouillait lamentablement sur la chemise flottante. L’homme errait…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Lili aussi …&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le contact de la main du gendarme sur son avant-bras droit le saisi brutalement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Euh, oui ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -1cm 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dites-moi donc. Vous ne semblez, comment dire, pas à l’aise. Vous avez un problème ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -1cm 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Non, non, euh.. . C’est à dire que…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -1cm 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Monsieur, où allez-vous ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -1cm 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;A&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Berck ? nous rentrons chez nous.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -1cm 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chez vous ? Mais vous devriez savoir que …&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -1cm 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Que quoi ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -1cm 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La prison de Frécheville lès Gonesse a laissé s ‘échapper trois voleurs très dangereux, le périmètre de sécurité est&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;installé depuis ce matin dans le pourtour de la ville ; mais pour l’instant comme nous n ous n'avons pas d’indices très précis, si ce n’est que l’un d’entre eux, le plus vieux, est originaire du coin, nous sommes dans l’obligation de filtrer le maximum de voitures, d’autant plus que la venue de Mr Sarkozy a été dévoilée au grand public…ce qui multiplie les contrôles et les investigations. Vous voyez ce que je veux dire !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Bernard avait toujours aimé rouler tranquillement ; il ne se lassait pas de regarder la route filer – oh, pas très vite – à la vitesse de sa guimbarde : une bonne occasion pour observer la nature qu’il commentait inévitablement. « Regarde, non là, juste à droite. Ah tu l’as manqué, encore une fois ! Un beau chevreuil, juste à l’orée de la forêt . Il a sauté dans le chemin quand il nous a entendu arriver ». Généralement, ce qu’il disait n’intéressait personne et, depuis longtemps, il gardait le maximum pour lui. Les amies qu’il avait eues se montraient peu enclines à l’écouter et le rabrouaient volontiers. Ce qu’elles voulaient, elles, c’était frimer. Une voiture comme celle-ci ne courait pas les rues ; il était de bon ton de se montrer, d’arborer des tee-shirts particulièrement décolletés sous des sourires légendaires, des cuisses moulées dans des shorts minuscules, des habits extravagants, des toilettes dernier cri, tout ce que détestait Bernard…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;En quoi ça nous regarde, cette histoire ? Vous voyez donc bien que personne de dangereux n’est dans la voiture, non ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -1cm 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Et vous, Mr, je n’ai toujours pas vu vos papiers.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -1cm 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Eh bien ! Figurer-vous que j’les ai pas sur moi. Je viens de m ‘en rendre compte en tâtant&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;la poche intérieure de&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;ma veste. J’en discutais justement avec ma voisine avant que vous nous arrêtiez…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -1cm 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Comment ? C’est pas vrai !&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;on était en train de dire que …&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -1cm 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Attendez, Monsieur ! Regardez donc dans votre coffre ! Vous êtes sûrement comme moi, souvent dans la lune. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Vous avez dû les ranger ailleurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -1cm 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Bernard sentit dégouliner entre ses omoplates un peu de sueur, signe chez lui d’un malaise grandissant. La dernière&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;fois qu’il avait eu maille à partir avec la police s’était assez mal passée, il avait séjourné en cellule &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -1cm 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Pour dégrisement et atteinte à la pudeur ; la soirée avait été tellement arrosée ! Son permis lui avait été confisqué ; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;de retour chez lui, de dépit, il avait donné de grands coups de pied rageurs dans les portières des voitures de la Gendarmerie, ce qui s’était alors traduit par une notre salée chez le carrossier de la Porte Maucourt.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Têtu, il avait bravé les interdits et s’était permis de descendre dans le Midi afin d’y trouver plus de liberté et de fermer les yeux sur un monde qui n ‘était plus le sien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Un jour, il reviendrait ! … Et là, &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -1cm 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -1cm 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt; text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -1cm 0.0001pt 18pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-right: -1cm;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1852952482385819587-7114787927851009723?l=ecriturecouleurcafe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/feeds/7114787927851009723/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/05/chapitre-4-raymond.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/7114787927851009723'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/7114787927851009723'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/05/chapitre-4-raymond.html' title='Chapitre 4  (Raymond.)'/><author><name>La famille du Greffe</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SX2kBUuRURI/AAAAAAAACoI/1cTd0qDI1PM/S220/DSCF1727_modifi%C3%A9-1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1852952482385819587.post-825248486222072661</id><published>2008-04-19T07:19:00.000+02:00</published><updated>2008-04-19T18:25:56.444+02:00</updated><title type='text'>chapitre 3 (Natella)</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Elle s'était donc moquée de lui....A raconter une histoire à dormir debout, à faire pleurer les chaumières....Sa bonté le perdrait...Ah, elle est belle la chanson : « Il rentrait chez lui, là haut vers le brouillard, Elle descendait dans le midi.... C'est un beau roman, c'est une belle histoire..... ».Pour une histoire, c'en était une!.......Voilà où en étaient les réflexions de Bernard.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La Bugatti, elle n'avait jamais semblé en meilleur forme. La voilà qui roulait à 60km/h, à croire que seule la voiture était enchantée par cette rencontre. Bernard bougonnait dans son coin, la voiture avançait comme jamais, et à coté de lui bien harnaché dans sa bouée, la vieille dame resplendissait d'un sourire fier d'avoir réussi son coup. Grâce à Bernard, son Amédé n'était plus qu'à quelques kilomètres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Après quelque heures de route dans un silence de plomb, la vieille dame recommença a se plaindre. La bouée la faisait souffrir du dos, d'ailleurs on n’a pas idée de recevoir une vieille femme de son rang, dans ces conditions, et puis il commençait sérieusement à faire froid. Bernard commençait lui aussi à fatiguer, les frasques de ses derniers jours se faisaient ressentir, les émotions de la journée n'arrangeaient rien. Seule la Bugatti semblait vouloir continuer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il était temps de s'arrêter....&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Nous allons nous arrêter pour la nuit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Oui mais pas sur une aire d'autoroute, j'ai besoin d'un bon repas et d'un bon lit!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Ne vous inquiétez pas, je comptais quitter l'autoroute et nous trouver un bon resto routier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Un routier, mais vous n'y pensait pas! Jamais je ne mettrais les pieds dans un tel endroit! Il faudrait me droguer pour que j'y aille!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Ca peut être une solution, si après je suis sûr d'être accompagné d'une dame agréable, souriante, et surtout sincère!!!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Moquez-vous Monsieur, moquez-vous! A ma place vous auriez racontez la même histoire. Parce que de nos jours il n'y a que la pitié qui rend les gens charitable. De mon temps, nous...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- De votre temps, on sait, c'était mieux...Pour en revenir à l'endroit où dormir, je n'ai pas les finances pour vous payer le gîte et le couvert dans un quatre étoile. En plus pour deux personnes. Parce que quand on est en fugue, je suppose qu'on a ni liquide, ni chéquier et encore moins une carte bleue. Alors ce sera routier avec bon repas et lit douillet, ou sandwich et dodo avec la bouée sur une aire d'autoroute. A vous de choisir!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Mon brave Monsieur, vous saurez qu'une fugue se prépare. J'ai avec moi tous ce qu'il faut pour nous payer une nuit dans un quatre étoile. Quittez cette satanée autoroute, et trouvons ce qu'il y a de mieux dans les villages des alentours.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- A vos ordres, ma chère.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Voilà donc qu’ils quittaient l'autoroute. Ils arrivaient dans un petit village paumé, où même le nom de la ville n'était pas indiqué, s'il y avait six habitants, c'était déjà un miracle. Alors un hôtel, il ne fallait pas rêver !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ce n'est pas grave, la Bugatti avançait toujours aussi bien, alors ils trouveraient un peu plus loin. A peine Bernard, pensait-il cela, que des fumées bleues grises se mirent à sortir du moteur. La Bugatti commençait à brouter et n'allait pas tarder à s'arrêter définitivement. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Arrêtons-nous ici, je vois une pancarte pour un hôtel restaurant sur cette espèce de place. De toute façon nous n'avons pas le choix, si on veut être dimanche dans le nord, vous avec vos amis, moi avec mon Amédé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Après avoir batailler un bon moment pour sortir la vieille dame de la voiture et de la bouée, ils entrèrent dans cette espèce d'hôtel. Une fois à l'intérieur, le souffle leur en fût coupé! Ce n'était pas un hall d'un petit hôtel ringard de campagne, mais plus tôt, le hall d'un palais princier. Non d'un palais royal!!!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Tous deux se sentaient mal à l'aise dans ce lieu d'une beauté extravagante. Ne parlons pas de Bernard et son tee-shirt crasseux 62, ni de la combinaison à fleurs élimée et froissée que portait la vieille dame (choisie avec attention pour son histoire d'abandon!).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-Vous êtes bien sur de pouvoir nous offrir un tel palace?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-Oui, ne vous inquiétez pas, avant de partir j'ai viré mon livret A sur mon compte courant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-Vous êtes sûr que ça suffira, parce qu’on peut toujours dormir dans la voiture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-Je ne veux pas dormir dans cette voiture! J'ai 95 ans et je ne dormirais pas dans votre voiture! Je dispose de toutes les économies accumulées durement pendant une vie entière, c'est à dire de quoi nous payer un mois d'hôtel ici. Et puis si à 95 ans on ne peut pas profiter d'un tel lieu, à quoi bon! Allez demander deux chambres pour la nuit et renseignez- vous où l'on peut se restaurer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Pendant que Bernard s'exécutait, la vieille femme se disait que vraiment elle avait eu raison de choisir l'homme du 62 comme victime. Car sans lui et sa voiture, jamais elle n'aurait pu visiter un tel endroit, encore moins y dormir. Qu'est ce qu'elle avait bien fait de fuguer avant d'être enfermer dans un mouroir loin de son Amédé! Elle en aurait des choses à raconter à son cher et tendre quand enfin ils se retrouveraient!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Perdu dans ces réflexions, elle ne vit pas Bernard s'approcher d'elle, et n'entendit pas non plus qu'il ne restait plus qu'une chambre de libre avec un lit double, mais que pour manger il n'y avait pas de problème. Elle répondit simplement oui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le repas fut merveilleux. Tout était un plaisir pour les yeux et les papilles. Ils essayèrent bien de se renseigner sur se qu'ils magnaient mais tous était si compliqué, la fatigue trop grande et puis qui voudrait vraiment savoir, qui les croiraient surtout. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La seule chose qu'ils désiraient maintenant, c'était d'aller se coucher et de repartir demain au plus tôt en direction du Nord.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Voilà que la vieille dame comprend enfin sa méprise, sur le pas de la porte elle vit son sac et celui de Bernard.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-Pourquoi vos affaires son t'elles dans ma chambre?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-Je vous ai expliqué tout à l'heure qu'il ne restait plus qu'une chambre de libre, et cela ne semblait pas vous poser de problème.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-Vous ne m'avez rien expliqué du tout, je m'en souviendrais, je ne suis pas encore sénile!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-............&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Pourquoi il ne reste qu'une chambre?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Parce que le président Monsieur Sarkosy, et sa nouvelle femme Carla, on réservé l'hôtel en toute discrétion pour une nuit en incognito.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Vous vous moquez de moi bien sur?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Non, je vous promets que c'est la vérité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Et pourquoi, nous avons eu quand même droit à une chambre, si Monsieur le président avait réservé tout l'hôtel?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Parce que j'ai raconté votre histoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Quelle histoire?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Pas la vraie ne vous inquiétez pas. J'ai raconté que votre famille s'était débrasée de vous sur une aire d'autoroute, que vous étiez désespérée, et que je ne pouvais décemment pas vous faire dormir dans la voiture après le choc que vous veniez de recevoir. Que ma voiture était en panne, qu'on avait eue de la chance d'arriver jusqu'ici. Que je vous emmène dans le nord, où se trouve votre maison. Que c'est la seule chose qui vous reste. Et après avoir expliquer au patron de l'hôtel que je ne pense pas que le Président de la république aimerait savoir qu'il n'avait pas offert le gîte à une vieille femme de 95 ans seule, abandonnée de tous et surtout désespérée, serait pour lui une très bonne publicité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Vous avez fais ça!!!!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Ben oui, même que du coup il nous offre notre séjour gratuitement. Mais pour les chambres, afin de respecter les vœux du président, il n'a pu en libérer qu'une seule. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- ..................&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- C'était ça ou la voiture, et puis on n’est pas bien là? Le lit est suffisamment grand pour qu'on puisse y dormir tous les deux sans se gêner, non?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Non, non, non et non. Vous dormirez par terre. Prenez le couvre lit pour vous couvrir cette nuit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Je refuse de dormir par terre. Si vous faites ça, je m'en vais sur le champ, reprendre la route du nord et je vous laisse là loin de votre Amédé. On verra si vous retrouvez quelqu'un qui croira encore à vos histoires!!!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Vous avez gagnez. Mais vous dormirez vraiment au bords du lit, vous vous ferez aussi petit que possible et surtout vous me laisserez.... euh...... tran....euh.....quille ......&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Ma petite dame il saurait peut être temps de vous préoccupé de savoir si je suis un pervers à vieille femme! Ca va faire six heures que nous sommes ensembles et seuls; alors franchement vous croyiez que c'est maintenant que j'irai profiter de vous dans un hôtel, avec du monde pour vous entendre crier alors que j'avais qu'a m'arrêter il y a quelques heures sur un route désertique! Non les vieille femmes ne m'ont jamais intéressé, je vous rends simplement service du mieux que je peux et de bon cœur en plus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Excusez-moi. Je ne voulais pas vous fâcher, c'était juste une angoisse de vieille femme bientôt sénile, je vous l'accorde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Dites maintenant que l'on se connaît beaucoup mieux, peut- être pourrais-je savoir votre prénom?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Je suis madame Julie Gateau, mais mes amie m'appelle Lili.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Moi c'est Bernard.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Je vous souhaite une bonne nuit Bernard. Au fait, êtes-vous sûr que la voiture ira mieux demain?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Oui ne vous inquiétez pas Lili, elle fait toujours ça et après du repos, elle et comme neuve. Bonne nuit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La nuit fut courte pour tous les deux. Lili pensait à son Amédé qui lui manquait terriblement. Quand à Bernard, il avait réfléchit toute la nuit à une autre chanson, car celle qui l'avait accompagnée jusqu'à maintenant, était vraiment hors sujet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le lendemain matin, ils reprirent la route.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Lili était d'humeur radieuse (ce qui était un exploit), même l'enfilage compliqué dans la bouée l'avait fait rire. Bernard semblait avoir retrouvé sa jeunesse d’antan, un air de chanson au bord des lèvres. Quand à la Bugatti, elle avait redémarré comme si rien n'était.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Tous trois, était près à reprendre la route et à rouler cheveux au vent, jusqu'à Berk. Ils espéraient même arriver à destination un jour plus tôt, samedi en matinée, pourquoi pas! Suffisait juste de croiser les doigts pour que la Bugatti tienne ses promesses.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Durant les quelques kilomètres qui les séparaient de l'autoroute, ils commencèrent à se raconter leurs vies.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Bernard n'avait pas grand choses à raconter. Des petits boulots à droite à gauche. Des petites copines pas mal, mais qui n'avaient pas assez d'intérêt pour espérer une vie à deux. Une ribambelle de copains avec qui tout était prétexte à faire la fête. Enfin une vie de célibataire sans grand intérêt. Là, il remontait dans le nord, après avoir essayé de s'installer dans le sud, afin d'espérer rencontrer quelqu'une pour une vie à long terme. On lui avait dit que les filles du sud étaient particulièrement gentilles!.....Sauf que son patron ne lui avait pas laissé le temps, avant de le licencier, de rencontre la moindre nymphe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Voilà le résumé de sa petite vie....Pas quoi fouetter un chat!!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Lili, elle avait plein de choses à raconter. Sa vie jusqu'à aujourd'hui était une succession d'aventures, toutes aussi délirantes les unes que les autres. Il lui faudrait plusieurs allers – retour Dijon Berk pour tout raconter à son nouvel ami. Parce que oui, maintenant, ils étaient amis non?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Si, si, nous sommes amis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ils voient au loin le péage d'entrée de l'autoroute.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-Oui, on dirait même qu'il y a un barrage de police. Encore un enfant qui a été kidnappé!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-Ou une grand-mère lâchement abandonnée sur une aire d'autoroute par ses propres enfants. Hein Bernard!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-C'est marrant j'ai l'impression que quelqu'un m'a déjà raconté une telle histoire il ni a pas longtemps. Peut-être voulez vous qu'on aille leurs dire que ce n'est plus la peine de chercher, que vous n'êtes plus seule et désespérée....&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-Vous ne pouvez pas éviter le barrage?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-Pourquoi, vous voulez que j'évite le barrage?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-Ca risque de nous retarder, et puis je n’ai jamais été copines avec la police.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-Désolé, mais là, on n’a pas le choix. Il y a au moins deux policiers à chaque caisse. N’empêche qu'il y a du se passer quelque chose de grave, car ce n’est pas normal qu'ils soient si nombreux!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-Faites demi tour! Prenez la route! Je ne sais pas, mais je ne peux pas me faire voir par la police! Trouvez une solution! Faites.....faites..... Pas la police.......oh non!!!!!!!!!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- Monsieur, bonjour, papiers s'il vous plait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1852952482385819587-825248486222072661?l=ecriturecouleurcafe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/feeds/825248486222072661/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/04/chapitre-3-natella.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/825248486222072661'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/825248486222072661'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/04/chapitre-3-natella.html' title='chapitre 3 (Natella)'/><author><name>La famille du Greffe</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SX2kBUuRURI/AAAAAAAACoI/1cTd0qDI1PM/S220/DSCF1727_modifi%C3%A9-1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1852952482385819587.post-738925021053758497</id><published>2008-04-13T18:39:00.000+02:00</published><updated>2008-04-13T19:27:27.888+02:00</updated><title type='text'>Chapitre 2  (Nicole)</title><content type='html'>&lt;p style="font-style: italic; font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;« C'est un beau roman, c'est une belle histoire&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-style: italic; font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;C'est une romance d'aujourd'hui&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-style: italic; font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Il rentrait chez lui, là-haut vers le brouillard&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-style: italic; font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Elle descendait dans le midi, le midi&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-style: italic; font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Ils se sont trouvés au bord du chemin&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-style: italic; font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Sur l'autoroute des vacances&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;C'était sans doute un jour de chance... »&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;En regardant la vielle femme affolée et grincheuse, les paroles de sa chanson lui revenait à l’esprit...Mais il y avait certainement une erreur de casting .&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Malheureusement personne au bureau des réclamations !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Que fallait-il faire ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Tournez le dos et allez nonchalamment rejoindre sa petite merveille rouge ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Bernard était loin d’être un saint (Bernard !)...Mais son éducation judéo-chrétienne, avait laissé des traces...Il ne s’imaginait pas dans le rôle du salaud abandonnant une presque centenaire au milieu d’une aire d’autoroute sans air et sans espoir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;- Madame, essayez de vous calmer. Je vais vous aider à trouver une solution. D’ailleurs c’est certain dans un quart d’heure ils seront à nouveau là. Le temps de s’apercevoir de leur boulette, de faire demi tour, ils seront devant vous en ne sachant comment s’excuser.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;-  ..................&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;-&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Madame je vous parle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;-&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;quel jour sommes nous ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;-&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Jeudi&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;-&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Quelle heure est-il ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;-&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;12h53 répondit-il légèrement agacé par ses questions étranges.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;-&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;1 jour et 28 minutes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;-&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;C’est quoi 1 jour et 28 minutes ? Il pensa à la sœur du patron corse, atteinte de la maladie d’Alzheimer, qui était toujours dans leurs pattes sur la terrasse en tenant des propos complètement incohérents et qui faisaient glousser les clients stupides.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Il ne manquait plus que ça !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;-&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;C’est la chaleur où c’est du à un déficit intellectuel, que vous ne comprenez pas ce que je vous dis ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Cela fait 1 jour et 30 minutes qu’ils sont partis.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Ils ne reviendront pas. Je le sais.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;-&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Vous voulez dire que vous avez passé la nuit ici?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;-&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Non, non j’étais au Hilton du coin et ensuite je suis revenue me faire bronzer ici pour passer le temps !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Vous êtes encore plus stupide que vous en aviez l’air à première vue.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Le tatoué n’en revenait pas. Il se pinça pour savoir s’il n’était pas entrain de rêver. Ces derniers jours il avait un peu abusé du beaujolais et avec la fatigue cumulée, il pouvait bien avoir quelques hallucinations cauchemardesques.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Mais non à l’évidence, tout était bien réel l’autoroute qui grondait, la moiteur de l’air et la vieille qui le regardait comme si elle allait l’assommer avec sa canne.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Il essaya de convoquer dans son cerveau fatigué, tout ce qui lui avait permis jusqu’à présent, de se sortir des situations délicates qui avaient été éparpillées sur le chemin de sa vie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;-&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Madame, nous allons leur téléphoner c’est simple ! Je n’ai pas de portable, mais à quelques mètres il y a une cabine téléphonique. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;-&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Monsieur, vous croyais peut-être qu’ils m’ont abandonné sur le bord de la route en me laissant leur numéro de portable et leur adresse ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;-&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Mais ils n’ont pas le droit.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;-&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Oh ! Je ne manquerais pas de les gronder la prochaine fois que je les croiserai !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Si vous n’avez rien de plus constructif à me proposer, passez votre chemin, monsieur, et laissez moi crever en paix.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;- Mais il ne faut pas parler ainsi. Je vais aller à la cabine et avertir la police et les pompiers. Ils vont s’occuper de vous.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;- Foutez moi donc la paix. Vous imaginez qu’ils vont faire quoi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Me jeter dans un mouroir, en prenant bien soin de me donner à boire toutes les deux heures, au milieu d’une équipe de grabataires baveux et pisseux...Jamais vous m’entendez jamais. Dégagez.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;- Je ne peux pas vous laissez seule ici.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Bernard se surprenait lui-même. Il aurait du tourner les talons reprendre sa route sans se soucier de l’aïeule revêche.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« Ils reprirent alors chacun leur chemin »&lt;/span&gt; disait la chanson.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Mais il ne pouvait pas.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Il restait debout comme un ado timide devant une donzelle alléchante.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Il ne se reconnaissait plus. Il était encore plus fatigué qu’il ne l’imaginais.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-style: italic; font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;« C'était sans doute un jour de chance&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-style: italic; font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Qui cueillirent le ciel au creux de leurs mains&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-style: italic; font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Comme on cueille la providence&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Refusant de penser au lendemain »&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Sa Bugatti l’attendait, le Pas de calais l’attendait, ses vieux potes du bistrot de Marcel, l’attendaient et pourtant il restait là, à dévisager l’ancêtre sous son arbre aussi décati qu’elle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;- qu’est-ce que vous voulez alors ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;- Enfin une question censée ! Je voudrai rejoindre Amédé à Berck.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;- Amédé à Berck ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;- C’est mon amant. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;On nous a séparé à la maison de retraite .Car il parait que ce n’est pas convenable à nos âges...Et nous avons été renvoyez tous les deux comme des gamins pas sages. Nos familles ont été obligées de nous récupérer. Mais nous nous sommes promis de tout faire pour être à nouveau ensemble.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;J’ai 95 ans et lui 97...Le temps nous est compté. C’est le moins que l’on puisse dire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;-&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;.........&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Une vraie émotion envahie l’homme du 62.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Il était retourné de l’intérieur comme rarement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Il se mit à la regarder pour de vrai.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Elle avait du être belle .Extrêmement belle...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Genre Michelle Morgan.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Il l’imagina un demi-siècle plus tôt dans sa Bugatti. Il l’aurait rencontré sur le bord de la route...Et ça aurait été comme dans la chanson...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;« Ils avaient le ciel à portée de main&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Un cadeau de la providence&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Alors pourquoi penser au lendemain »&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;-&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Vous dormez ou vous réfléchissez ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Il revint à la réalité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;La lumière avait changé. Il se sentait prêt pour une nouvelle aventure et surtout heureux de rompre sa solitude.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;-&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Cessez vos sarcasmes et montez dans ma voiture je vous emmène voir Amédé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Elle sourit et ses joues rosirent comme celles d’un enfant heureux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Ils durent abandonner le fauteuil en toile et elle fut condamnée à enfiler autour de sa taille la bouée en plastique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Ce qui déclencha une salve de reproches et de moqueries.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Mais il laissait glisser le flot de paroles ...en riant à tout le cinéma qu’elle avait fait.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Non elle n’avait pas été abandonnée par sa famille. Elle avait fuguée en laissant un mot laconique sur son lit, dans la chambre qu’elle partageait avec son petit fils de 30 ans autiste...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Depuis deux jours elle faisait du stop...et quand elle l’avait aperçu avec son tee-shirt ridicule « 62 » elle avait inventé un plan délirant pour retenir son attention.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Et cela avait marché.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Les voilà tous les deux en route vers le nord.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1852952482385819587-738925021053758497?l=ecriturecouleurcafe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/feeds/738925021053758497/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/04/chapitre-2-nicole.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/738925021053758497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/738925021053758497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/04/chapitre-2-nicole.html' title='Chapitre 2  (Nicole)'/><author><name>La famille du Greffe</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SX2kBUuRURI/AAAAAAAACoI/1cTd0qDI1PM/S220/DSCF1727_modifi%C3%A9-1.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1852952482385819587.post-1678124577373035523</id><published>2008-04-13T12:25:00.001+02:00</published><updated>2008-04-13T18:50:52.726+02:00</updated><title type='text'>Chapitre premier (Serge)</title><content type='html'>&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51); font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;C’est un beau roman, c’est une belle histoire…&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Au volant de sa Bugatti M 68 rouge-utopie, Bernard chantait à tue-tête. Pourtant, ce jour-là, il remontait là-haut dans le brouillard. Qu’importe, chaque fois qu’il s’enfilait sur l’autoroute, ce refrain de son adolescence le submergeait et l’habitait jusqu’à ce qu’il quitte la dernière bretelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La Bugatti, c’était la folie de sa vie et il passait des heures et des heures à la bichonner, lustrant les chromes par ci, frottant la peinture par là. Il l’avait acquise non sans mal un matin de l’été mille neuf cent trente huit après qu’elle eut dûment gagné les 24 heures sous la patte féline de Thomas Thou de Gouthyère, le célébrissime pilote né à Chaource et qui mourut malencontreusement en mille neuf cent cinquante après s’être pris les doigts dans une souricière. Cette Bugatti donc, était la fidèle compagne de Bernard depuis des lustres (c’est précisément pour cela qu’elle brillait) et elle l’emmenait partout, du bar-tabac du coin aux vacances sur la Côte d’Azur.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Pour l’épisode qui nous occupe, il ne s’agissait pas véritablement de vacances, mais on peut tout de même dire qu’elles s’étaient terminées un lundi par un dernier bain de mer pris tôt le matin. Puis, Bernard avait installé sa bouée sur le siège du passager et il avait tranquillement quitté Bormes-les-Mimosas. Il avait installé sa bouée sur le siège avant, bien gonflée. Il procédait toujours ainsi parce que la Bugatti était une vraie sportive, sans toiture ni capote, et que, les jours d’orage, l’eau montait sensiblement à l’intérieur de l’habitacle. Bernard étant prévoyant et, par la même occasion non nageur, il préférait pouvoir parer au plus pressé en se glissant à l’intérieur de son anneau de plastique salvateur si, d’aventure, l’eau parvenait à lui humecter le menton. Vous conviendrez que sur la Côte d’Azur au mois de juillet la crue automobile était fort peu probable, mais Bernard devant rejoindre le Pas-de-Calais, ils savait par expérience que la fin du voyage risquait d’être plus humide.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Déprimé par trente ans de vie subparisienne, Bernard était évidemment habitué au contact de la toile de K-Way avec la peau, mais il avait juré, lorsqu’il avait trouvé un travail saisonnier sur la plage de Bormes-les-Mimosas de s’atteler à le transformer en travail permanent et à ne pas revenir au-dessus de la Seine. Seulement voilà, son patron, un vieux corse acariâtre et ancestralement conçu pour ne pas dépasser la vitesse du gastéropode convalescent, ne put souffrir longtemps l’agitation de Bernard qui se démenait à courir de la terrasse au comptoir, du comptoir à la cave, de la cave au réfrigérateur, du réfrigérateur à la salle et de la salle à la terrasse pour servir en une heure plus de clients que le reste du personnel ne servait en un été. Il le remercia fielleusement le dimanche soir d’une semelle bien ajustée dans l’arrière-train. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Marri, bien que célibataire, Bernard s’en remit à sa vivacité d’esprit qui lui signifiait qu’il ne lui serait jamais possible de s’adapter à l’absence de célérité ambiante et qu’il lui valait mieux retourner vers son activisme natal. C’est ainsi qu’il s’était retrouvé sur la route, parjure, reniant son serment du « je de Bapaume » qu’il avait prononcé une semaine plus tôt et qui avait consisté à jurer, cracher et éviter l’enfer en ne revenant jamais dans ce faux bourg du Pas-de-Calais qui lui avait tant atteint les bronches et embourbé les sinus.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;C’est donc la mort dans l’âme et la bouée autour de la taille qu’il s’était jeté une dernière fois, lundi matin, dans la Grande Bleue légèrement maronnasse avant de s’installer au volant de la Bugatti, de glisser la clé dans le démarreur et de prendre la route du retour.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il prit l’autoroute aux environs d’Aix-en-Provence et, immédiatement, le chanson de son adolescence lui revint en mémoire : &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« C’est une romance d’aujourd’hui… ».&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il roula alors toute la journée dans ses souvenirs de jeunesse, de la fine Radégonde pour qui il souffrit ses premiers frissons à la blonde Eulalie tendre bien qu’un peu revêche, et de la brune Adélaïde avec qui il faisait des tours et des tours de terril à la rousse Halebarde pour qui il nourrit un amour tranchant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Durant cette lente et douce descente dans le passé, la Bugatti souffrait, surtout lorsqu’il s’agit de grimper les Alpilles qui se dressèrent d’abord à l’horizon avant de s’affaler sur le moteur fatigué qui semblait suer de toute son huile pour digérer le pourcentage de la montée. Mais qu’importe, Bernard avait le temps, le cœur léger et une position bien assise.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;C’est le froid qui le ramena au présent. Celui qui accompagnait la fatigue du jour et s’insinuait par picotements légers sur les avant-bras. Il faut dire que, quelle que soit la saison, Bernard roulait toujours en débardeur, le bras gauche accoudé à la portière. Il voyageait ainsi afin de laisser admirer à ceux qui le doublait aussi bien qu’à ceux qu’il croisait, le superbe tatouage qui lui barrait le biceps. Il représentait, vous auriez pu le deviner, le majestueux cheval Pegasi, celui de Ferrari, qui dressait ses petites pattes avant aux rayons du soleil duquel il s’était aveuglément rapproché en voulant suivre benoîtement le char flamboyant que le jeune Phaéton avait dérobé à son père pendant qu’icelui faisait la sieste avec une demi-déesse même pas issue des chaînes de Citroën. Pegasi avait beau avoir de la grandeur, la brise crépusculaire lui rabougrit la crinière et rappela sans sourciller à Bernard qu’il serait bon pour lui et pour ses bronches de faire une halte nocturne, réparatrice pour la Bugatti, rarement accoutumée à avaler trois cents kilomètres dans la journée. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il entrait dans les faubourgs d’Avignon quand la chair lui vint des poules (peut-être celles auxquelles il rêvait depuis le matin) et il décida donc de bivouaquer ici. Il savait, bien sûr, que la ville possédait un historique pont à arcades qu’il chercha sans attendre. Parvenu à distance oculaire, il s’aperçut que la majesté n’atteint pas toujours le nombre des années et que, sans sourciller, celui-ci s’était délesté de quelques arcades ce qui compliquait certainement la traversée du fleuve pour ses contemporains. Le problème ne se posait pas pour Bernard qui ne souhaitait une arcade que pour y descendre, y garer la Bugatti et y dérouler son sac de couchage. Une aubaine, donc, ce pont sans circulation au-dessus, pour qui veut passer une nuit tranquille. Il en était là de sa dissertation quand le sommeil le prit par l’occiput.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« … Il remontait là-haut, dans le brouillard…. »&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le mardi, rendu à la tiédeur ambiante, le moteur de la Bugatti totalement ragaillardi, il reprit la route vers le nord. Il y eut quelques haltes : Châteauneuf du Pape, Gigondas, Vinsobres, Tulette, Vaqueyras, Crozes-Hermitage, Cornas, Côtes Rôties… si bien que, de godet en godet, la Bugatti, zigzaguant, doubla pratiquement la distance.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le soir surprit Bernard, le long du Rhône, lorsqu’il entrait dans Vienne, la Galop Romaine. A la vue du panneau publicitaire qui annonçait la notoriété de la ville, Bernard se dit que si l’on parlait de galop il devait bien y avoir un champ de course où il irait bien miser quelques euros laborieusement lâchés par le Corse de Bormes. C’est en cherchant l’hippodrome qu’il trouva la mère Point, chez qui il se fit péter la sous-ventrière aussi bien que sa carte bleue qui eut du mal à s’en remettre. Le temple de Livie lui parut propice à passer une Auguste nuit, et c’est là qu’il sacrifia à la douceur du sommeil, au pied des vestiges de l’autel.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« … Elle descendait là-bas dans le Midi, le Midi… »&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le mercredi, la Bugatti était en forme, et, dès le matin, elle dégaina ses quarante à l’heure qui rapprochèrent rapidement Bernard de Lyon. La capitale des Goals pavoisait ce jour-là l’honneur qui serait fait dans l’après-midi à des sportifs qui jouaient comme des pieds et notre ami se plut à se joindre à la foule qui allait acclamer les fameux goals (qui n’étaient d’ailleurs que deux, voyez l’arnaque) dans l’arène de Gerland. « Allez les gones ! »… « Allez les verts ! »… Les chants fusaient, les écharpes s’agitaient, les bières se vidaient et Bernard passa un moment dont il se souviendrait longtemps. A la fin de la partie, un quidam au tarin morillé et aux joues délicatement violet-épiscopal lui indiqua l’adresse d’un bouchon auquel Bernard se félicita de tire-bouchonner les restes de sa carte bleue.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;C’est le jeudi que les choses se nouèrent. La Bugatti ayant eu du mal avec le mont du Lyonnais, puis les collines du Beaujolais, Bernard se résolut, aux alentours de midi, à se garer sur une aire d’autoroute. Ce genre d’endroit, au mois d’août, n’est pas d’un calme suranné, mais, il fallut bien se résoudre à arrêter les hoquets du moteur et laisser souffler un peu les bielles si Bernard voulait enfin être de retour dans le Pas-de-Calais pour la messe du dimanche. Il faufila donc sa compagne entre une caravane surchargée de hollandais à la diction poétique et un monospace débordant d’une tripotée de gamins à l’élocution féroce et vengeresse, avant de s’en aller déguster un sandwich beurre-pneu-beurre des plus étonnants à la cafétéria du coin. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il avait enfilé son tee-shirt sur lequel s’étalait en lettres sang et or le nombre 62, pour indiquer à ses congénères féminines qu’il était bien celui qui remontait dans le brouillard. Dès son entrée dans le bâtiment, il chercha en vain celle qui descendait dans le Midi, avec qui il était bien décidé à faire un brin de causette, étant donné que, depuis au moins&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;quinze ans, il attendait ce moment qui devait lui procurer la joie de la romance tant espérée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il s’accouda au bar et, sans attendre, un grand merle noir siffla à son oreille :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Et pour Monsieur, ce sera ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Café.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Simple ou double ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Triple, j’ai le temps.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Triple ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Oui, un simple plus un double.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Très bien, ça roule…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dans une rumeur S.N.C.F. des années vingt, le liquide se déposa dans les deux tasses et ne tarda pas à présenter sa surface écumeuse et écrue aux yeux de Bernard.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;C’est le mois d’août, se dit-il, les plages sont polluées…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Sans se presser, il sirota son triple, dardant de la pupille tout ce qui passait à sa portée. Rien. Il ne voyait rien. Aucune nymphe abandonnée qui espérait une rencontre avant le Midi. Que du binôme bavard, du trinôme trépidant ou du multinôme malfaisant. Sans se démonter, Bernard traversa sans hâte la salle de restaurant attenante, et s’aperçut vite que du côté du hasard, on vivait un jeudi noir. Sa philosophie était désormais faite : le chanteur n’est qu’un imposteur. Dépité, il quitta la cafétéria et retourna lentement vers la Bugatti.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Et c’est là qu’il l’entendit.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;D’abord, comme il venait de glisser puis de tourner la clé dans le démarreur, il n’y prêta pas attention. Et puis, dressant légèrement l’oreille qu’il avait suffisamment proéminente pour ne pas faire d’effort, il entendit comme un murmure, une sorte de deuxième ronronnement Bugatti, qui venait de là, derrière l’espèce d’arbre délicatement planté par l’accueillante société d’autoroute.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Une deuxième Bugatti ? Peut-être… se dit-il, mais ça, ce n’est pas une M68… Qu’est-ce donc ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il coupa le moteur, sortit, et se dirigea vers l’arbre. Le murmure était régulier, bien que parfois syncopé des quelques intonations aiguës qui traduisaient un certain désarroi du côté du philtre à air. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il fit le tour du tronc et c’est là qu’il la vit. Ce n’était pas une M68, non, mais plutôt une Mémé 18 ou 28 à la rigueur, assise sur un fauteuil de toile aux bandes estivales et qui semblait dérouler à qui ne l’écoutait pas une complainte parfois terrorisée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Un problème, Madame ? s’enquit sans attendre Bernard, sans qui la complainte aurait pu durer des siècles.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Ils sont partis, lâcha la vieille, relevant un regard creusé par les larmes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Qui est parti ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Mes enfants… mes petits enfants… et le chien…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Le chien ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Oui, ils s’étaient arrêtés pour lui laisser faire ses besoins.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Et alors ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Alors, il les a faits. Les enfants aussi d’ailleurs. Puis ils sont partis boire un café. Etant donné la vitesse à laquelle je me déplace et afin de tenir l’horaire, il m’ont installé à l’ombre sous cet arbre le temps d’aller se désaltérer.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Et alors ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Vous ne connaissez que ces mots-là, vous ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Non, mais alors ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" face="verdana" style="margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Et alors, ils ne sont pas revenus. Ils ont dû m’oublier… Il faut dire que je ne suis pas comme leurs sales mouflets, moi, je voyage en silence. Je ne suis pas non plus comme leur clébard ; je n’ai pas besoin de lever la patte tous les cent kilomètres. Je vous le dis, ils ont dû m’oublier…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;L’arbre ne mit pas longtemps pour lire la stupéfaction, ourlée d’une frange de panique, dans le regard de Bernard. Car, bien sûr, telle était la question :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;QUE FAIRE ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1852952482385819587-1678124577373035523?l=ecriturecouleurcafe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/feeds/1678124577373035523/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/04/chapitre-premier-serge.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/1678124577373035523'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/1678124577373035523'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/04/chapitre-premier-serge.html' title='Chapitre premier (Serge)'/><author><name>La famille du Greffe</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SX2kBUuRURI/AAAAAAAACoI/1cTd0qDI1PM/S220/DSCF1727_modifi%C3%A9-1.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1852952482385819587.post-4826170649308335598</id><published>2008-04-12T11:15:00.000+02:00</published><updated>2008-04-12T11:50:48.542+02:00</updated><title type='text'>Proposition pour vacances longues durées !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SACC3gcFVsI/AAAAAAAAAoI/a3W6_9lR2R4/s1600-h/245623566_01370dd9a5.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SACC3gcFVsI/AAAAAAAAAoI/a3W6_9lR2R4/s400/245623566_01370dd9a5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188290660842952386" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque les vacances scolaires et ensuite le 1er et le 8 mai font que l'atelier écriture sera fermé pendant 4  semaines , nous avons lancé un nouvel exercice à distance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ecrire une histoire à 7X2 mains !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge commence le premier chapitre.&lt;br /&gt;Nicole le deuxième&lt;br /&gt;Natella entre 2 sièstes le troisième&lt;br /&gt;Raymond entre deux voyages le quatrième&lt;br /&gt;Danielle le cinquième&lt;br /&gt;Nicole n°2 le sixième&lt;br /&gt;Bernard entre deux représentations le septième.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier exercice de ce style.&lt;br /&gt;Cela risque d'être farfelu !&lt;br /&gt;A vos claviers...en attendant de reprendre vos plumes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bonnes vacances à vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si d'autres veulent se joindre à nous ils sont les bienvenus.&lt;br /&gt;Il suffira de laisser un message pou s'inscrire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1852952482385819587-4826170649308335598?l=ecriturecouleurcafe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/feeds/4826170649308335598/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/04/proposition-pour-vacances-longues-dures.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/4826170649308335598'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/4826170649308335598'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/04/proposition-pour-vacances-longues-dures.html' title='Proposition pour vacances longues durées !'/><author><name>La famille du Greffe</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SX2kBUuRURI/AAAAAAAACoI/1cTd0qDI1PM/S220/DSCF1727_modifi%C3%A9-1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SACC3gcFVsI/AAAAAAAAAoI/a3W6_9lR2R4/s72-c/245623566_01370dd9a5.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1852952482385819587.post-2768718143454935820</id><published>2008-04-12T11:05:00.000+02:00</published><updated>2008-04-12T11:12:56.944+02:00</updated><title type='text'>Comment ça marche ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SAB87AcFVrI/AAAAAAAAAoA/k1WpwJLYEco/s1600-h/345577091_60eb03be00_o.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SAB87AcFVrI/AAAAAAAAAoA/k1WpwJLYEco/s400/345577091_60eb03be00_o.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188284123902727858" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'atelier d'écriture est un lieu de création, , d'échanges, un lieu où l'on ose écrire,  expérimenter, jouer avec les mots.&lt;br /&gt;Dans une ambiance ludique, il s'agit de se surprendre dans ses capacités, de découvrir  son écriture, d'aller à la rencontre de celle des autres, d'explorer ; de partir,   seul et ensemble, accompagné de l'animatrice, sur les chemins de la   création littéraire.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Les différentes phases d'un atelier d'écriture :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li style="list-style-image: url(images/webmaster_272.gif); list-style-position: outside;"&gt; &lt;div align="justify"&gt;une proposition d'écriture est faite - la proposition  ouvre les portes de l'imaginaire et déclenche l'écriture.   Les propositions d'écriture, toujours différentes,   sont adaptées en fonction des participants et de l'air du temps .&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li style="list-style-image: url(images/webmaster_272.gif); list-style-position: outside;"&gt; &lt;div align="justify"&gt;le temps d'écriture - celui-ci est variable (selon la proposition d'écriture),  compris entre des temps très courts et 1heure. C'est le temps de solitude et   de création, dans les mots et la page blanche.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li style="list-style-image: url(images/webmaster_272.gif); list-style-position: outside;"&gt; &lt;div align="justify"&gt;le temps de lecture - chaque auteur lit son texte à haute voix,  faisant ainsi se rencontrer le texte de premier jet et ses premiers lecteur (auditeurs).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li style="list-style-image: url(images/webmaster_272.gif); list-style-position: outside;"&gt; &lt;div align="justify"&gt;les échanges viennent ensuite : commentaires de l'animatrice, commentaires  des lecteurs-auditeurs… Les commentaires sont respectueux des auteurs et constructifs ;   ils visent essentiellement à permettre à l'auteur de prendre de la distance avec   son texte, d'acquérir une certaine objectivité, de trouver des clefs pour   poursuivre son chemin d'écriture.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1852952482385819587-2768718143454935820?l=ecriturecouleurcafe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/feeds/2768718143454935820/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/04/comment-marche.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/2768718143454935820'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1852952482385819587/posts/default/2768718143454935820'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ecriturecouleurcafe.blogspot.com/2008/04/comment-marche.html' title='Comment ça marche ?'/><author><name>La famille du Greffe</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SX2kBUuRURI/AAAAAAAACoI/1cTd0qDI1PM/S220/DSCF1727_modifi%C3%A9-1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_tJtqlfiz87s/SAB87AcFVrI/AAAAAAAAAoA/k1WpwJLYEco/s72-c/345577091_60eb03be00_o.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
